Léonie d’Aunet,
Voyage d’une femme au Spitzberg
“ L’oiseau de mer n’a pas de ramage, mais un cri qui varie du rauque au lugubre ; certaines espèces de goëlands se plaignent comme des enfants qui pleurent ; d’autres, nommés par les matelots goddes, poussent des ricanements étranges : rien ne repose l’œil dans ce sinistre pays, rien ne charme l’oreille ; tout y est triste, tout, jusqu’aux oiseaux !... Quelques renards bleus furent tués par nos chasseurs ; ils étaient petits, chétifs et laids. Les renards bleus du Spitzberg ne ressemblent en rien aux renards d’Islande ou de Sibérie, dont la fourrure est si Renards bleus du Spitzberg. ”
