André Baillon, Moi quelque part
“ C’est étonnant, dit Spitz, je n’ai rien entendu. À la promenade, Spitz court en avant, le corps oblique comme s’il traînait une brouette. Il en a traîné beaucoup dans sa vie : c’est sa déformation professionnelle. J’ai beau le savoir, je m’étonne chaque fois de lui trouver la tête si près du derrière, comme s’il n’avait pas de ventre. C’est Spitz qui me guide. Il devine les sentiers que je prendrai. S’il se trompe, je le suis quand même. Le soleil n’est pas meilleur à gauche qu’à droite et partout il y a de la bruyère. ”
