André Lichtenberger,
Mon petit Trott
“ Mais voici que, dans une attaque plus impétueuse, les incisives du roquet ont happé l’endroit où devait être le mollet ! L’amour-propre de Miss s’enfuit dans une déroute sans appel. Elle trousse ses jupes et prend ses jambes à son cou avec un galop de méhari. Mais le roquet est plus leste encore. Il bondit et saisit entre ses dents la robe de Miss, une forte robe d’étoffe anglaise. Miss est arrêtée dans son élan. Elle se retourne et demeure immobile, fascinée, brebis pantelante sous les crocs du fauve dévorant. Les boutiquiers se tordent à l’entrée de leurs échoppes. ”
