Léandre Vaillat

Élements biographiques

Léandre Vaillat Paysages de Paris (1941)

Au lieu de vouloir passer pour un temple grec avec une terrasse, elle se coiffe tout bonnement, comme une maison de France, avec un grand toit d'ardoises, percé de lucarnes et bien commode les jours de pluie. Loin d'avoir honte du pays où elle naquit, elle s'en vante. Sa robe est faite, non pas de ce marbre qui perd son brillant, son éclat quand l'humidité attaque son calcaire, mais d'une pierre à coquillages, d'un beau lias du Valois, venu par le fleuve des falaises d'Ile-de-France et qui respire par tous les pores l'air de cette contrée.
Source : Gallica

Léandre Vaillat L'invitation à la danse (1953)

Le canon de la beauté diffère avec chaque peuple. Un danseur dispose de son corps comme d'un clavier plus ou moins étendu. Toutes les formes qu'il libère sont belles, pourvu qu'il les dessine comme il les ressent. Isadora Duncan, quoique forte, semblait légère parce qu'elle savait utiliser habilement l'opulence de ses formes. La beauté prend figure à l'infini, par la force ou par la grâce.
Comment un artiste qui livre ainsi son esprit à l'universel ne serait-il point passionné de musique ? Elle est pour lui source de joie. Quand Despiau écoute une belle partition, il la rattache à son art.
Source : Gallica

Léandre Vaillat La pastorale savoyarde (1946)

On n'entre pas chez les gens de mon pays de Savoie comme dans un moulin. Il faut montrer patte blanche, avoir l'accent, prononcer le mot qui est le sésame, ouvre-toi. Une première fois, voilà plus de trente ans, je frappai à leur porte. Ils me l'ouvrirent toute grande. J'étais des leurs. Je confiai ce que j'avais vu, senti, aimé à deux livres : La Savoie, l'âme et les paysages, et Le cœur et la croix de Savoie. Confier est le mot qui sied à des pages écrites sur un ton de confidence, comme des souvenirs d'enfance et de jeunesse.
Source : Gallica

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