Résumé

Léandre Vaillat La société du XVIIIe siècle et ses peintres (1912)

A les en croire, la reine, le roi, la cour, bourgeois, nobles, mondains et demi-mondains, gens de toute catégorie, de toute condition, font un pont d'or à Liotard ; les jolies femmes se
déploient autour de lui comme un éventail de couleurs vives, on fait l'assaut de son atelier dans la rue de la Corderie : il ne peut sortir, comme le Rica des Lettres persanes, sans que les gens ne se mettent aux fenêtres pour le voir passer ; il entretient une couturière à la mode, Raymond, dont il aura une fille. Tout le monde chuchote : « Liotard, avez-vous vu Liotard, a-t-il fait votre portrait ? »
Source : Gallica

Léandre Vaillat La société du XVIIIe siècle et ses peintres (1912)

Il n'a pas assez de grâce pour en prêter à une femme, il en a suffisamment pour montrer un fat. Ce M. de Thélusson, avec sa robe de chambre de satin bleu de ciel, brochée de fleurs
rouges à l'indienne, sa chemise dégrafée à belles dentelles, sa main soignée se détachant sur le velours d'Utrecht jaune d'un fauteuil Louis XVI, son sourire avantageux, ses cheveux frisés en marteau, évoque le souvenir du Jeune Homme aux trois roses, de Perronneau, et me semble, plutôt qu'un bourgeois protestant, un jeune bellâtre jouant le rôle ridicule du fiancé dans le Coucher de la Mariée.
Source : Gallica

Léandre Vaillat La société du XVIIIe siècle et ses peintres (1912)

Tantôt ils en tressent une natte où les cheveux alternent avec le ruban — c'est la coiffure dite « en queue » — tantôt ils la ramassent dans une bourse de soie noire — c'est la coiffure la plus en vogue — mais toujours ils la rattachent avec le nœud du catogan. Sur les tempes, au-dessus des oreilles, s'étagent les grosses boucles, les marteaux, qu'ils tombent lourdement « en oreilles de chiens barbets », comme dans le portrait du musée de Tours, ou qu'ils s'enlèvent « en ailes frisées », comme dans le
portrait de l'armateur Boyer.
Source : Gallica

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