“ On est un fainéant et un drôle, quand on veut être cordonnier, vivre dans la poix et la colle, tirer le fil, manier le tranchet, au lieu de rêver une toge de professeur, avec une toque et de l’hermine. ”
Fainéant
Définition et enjeux
Le terme « fainéant » désigne traditionnellement celui qui évite le travail ou l’effort. Ce concept, riche en nuances, a été exploré par divers auteurs : Jules Vallès, dans L’Enfant, oppose le rêve de cordonnier à la quête académique, illustrant le conflit entre vocation et .
Sainte-Beuve, lui, souligne que les « fainéants » peuvent être des esprits doux et bienveillants, valorisant leur détachement des ambitions matérielles. Les textes analysés révèlent ainsi une diversité d’approches, allant de la critique sociale à la méditation philosophique, tout en reliant ce thème à des notions comme la paresse ou le travail.
Citations sur “fainéant”
Joseph von Eichendorff,
Épisode de la vie d'un fainéant…
“ « Soit ! « répliquai-je, puisque je suis un fainéant, j'irai « courir le monde et peut-être y ferai-je fortune. » Au fond, j'étais ravi de cet incident: car depuis quelque temps, je roulais dans ma tête des projets de voyage, à l'exemple d'un loriot qui, pendant l'automne et l'hiver, avait chanté tristement devant notre fenêtre où il semblait dire : « Paysan, prends-moi à ton service;.» mais qui, depuis le retour du. gai printemps, avait repris toute sa fierté et, joyeusement perché sur l'arbre voisin, chantait à plein gosier : « Paysan, garde ton ouvrage. » ”
Albert Cim,
Disparu ! Histoire d'un enfant perdu
(1912)
“ Il faut qu'un jeune homme travaille! Il faut qu'il songe à sa position future et s'y prépare! Rien de plus funeste, rien de pis que de le laisser ainsi inoccupé. Ta tante ne paraît pas du tout se douter de la critique situation de son Charles, — Charles le Fainéant. ”
Jean de Falaise, Les derniers contes de Jean de Falaise (1860)
“ C'est dans cette somnolente insouciance que Martin accomplit sa jeunesse et exalta son horreur de la fatigue et du travail. — La fainéantise est qualité si naturelle à l'homme, que dans tous ses rêves de bonheur, dans tous ses éden, dans tous ses tableaux de l'âge d'or, il s'est représenté étendu sur le gazon, à demi-sommeillant, regardant les feuilles à l'envers sous de beaux ombrages, reposant le plus mollement et douillettement qu'il peut, mais surtout ne faisant rien. — Que la vie est mal entendue et mal conduite ! ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ Et ce mot de fainéans n’a rien de défavorable dans l’acception, car « ce sont d’ordinaire, comme il les définit bien délicatement, des esprits doux et des coeurs tendres, des gens fiers et civils, hardis et modestes, qui ne sont ni avares ni ambitieux, qui ne s’empressent pas pour gouverner et pour tenir la première place auprès des rois : ils n’ont guère pour but que d’apporter la joie partout [17] , et leur plus grand soin ne tend qu’à mériter de l’estime et qu’à se faire aimer. » Voila les fainéans du chevalier. Être ce qu’on appelle affairé, c’est là proprement la mort de l’honnête homme. ”
Fénelon,
Aventures de Télémaque suivies du recueil des fables
“ Donnez-moi toujours l’aîné ; qu’il me suive. Et vous, dit-il, parlant au père, suivez deux gardes qui vous conduiront au lieu que je leur marquerai. Aussitôt deux gardes emmenèrent le père ; et la fée dont nous avons parlé l’ayant trouvé dans une forêt, elle le frappa d’une verge d’or, et le fit entrer dans une caverne sombre et profonde, où il demeura enchanté. Demeurez-y, dit-elle, jusqu’à ce que votre fils vienne vous en tirer. Cependant le fils alla à la cour du roi, dans un temps où le jeune prince s’était embarqué pour aller faire la guerre dans une île éloignée. ”
Émile Campardon, Les comédiens du roi de la troupe française pendant les deux derniers siècles… (1879)
“ Voici en quels termes les Mémoires secrets, à la date du 12 janvier 1764 (II, 6) apprécient les débuts de cette actrice : « Mlle Fanier a débuté hier aux François dans le Dissipateur (de Destouches) et dans le Préjugé vaincu (de Marivaux) ; elle fait les rôles de soubrettes. Il paroit qu'elle a été assez accueillie. On ne lui reproche qu'un organe des plus imparfaits et très-désagréable, défaut qui ne peut guère se corriger. » 2. M. Jal (Dictionnaire, au mot F ANIER) nous apprend que, le 22 novembre 1793, Mlle Fanier se maria avec M. Louis-Marie Gasse. ”
Ernest Feydeau,
Fanny : étude (18e édition)
(1860)
“ FANNY. 85 plomb sur lui. Il marchait à pas comptés, les bras derrière le dos, la tête basse, les traits distendus, comme un homme qui traîne après lui quelque lourde pensée. Il passa devant nous et s'enfonça sous les grands arbres. Je fus obligé de soutenir clans mes bras la malheureuse femme, car ses genoux ne pouvaient plus la porter. — Rassure-toi, ma chérie, — lui dis-je, — ton mari n'a pas de soupçons. Il est préoccupé, mais rien en lui ne révèle l'inquiétude fiévreuse des jaloux. Je le sais bien, moi qui me suis observé. — Le crois-tu? ”
Saint-Germain-Leduc, Serviteurs et commensaux de l'homme… (1886)
“ Une fois le pauvre faisan égorgé, le coq chante sa victoire, et un second faisan se présente dans la lice; il succombe à son tour. Quelquefois huit ou neuf faisans périssent ainsi dans un seul jour, sous l'atteinte du duelliste provocateur. — C'est un trait qui fait peu d'honneur aux mœurs anglaises. — Le faisan peut s'élever dans une faisanderie, divisée en petits parcs où l'on retient la faisane et sa couvée jusqu'au moment où les petits passent à l'état de demi - sauvages, et puis enfin franchissent le mur d'enceinte pour se répandre dans les bois. ”
Paul Janet,
Fénelon
(1892)
“ Rien de plus spirituel et de plus noble que la lettre que Fénelon écrit à ce sujet 1. Il fait tout passer en tirant les défauts des qualités mêmes. Il paraît bien avoir dit la vérité; car c'est à peu près sous cette forme que nous nous représentons Mme de Maintenon. , « Vous êtes ingénue et naturelle, lui dit-il; vous faites très bien à l'égard de ceux pour qui vous avez du goût; mais quand vous êtes sèche, votre sécheresse va trop loin. » ”
Ernest Feydeau,
Fanny : étude (18e édition)
(1860)
“ Saisissant Fanny dans mes bras, je m'écriai : — Cela ne sera pas, Fanny, je le jure, car c'est m'arracher le coeur que me séparer de toi. — Que faire? mon Dieu ! — disait-elle en se tordant, les mains. 108 FANNY. — Nous aimer ! — répondis-je avec exaltation, — nous aimer de toutes nos forces, et puiser une ressource dans l'horrible nécessité ! ; — Une ressource! — fit-elle; mais je l'interrompis. — Fanny, ce moment est solennel ; il ne s'agit plus des subtiles considérations du monde et des jalousies du passé ; il s'agit de vivre ou de mourir. Devant Dieu, je t'engage ma vie. ”
Paul Janet,
Fénelon
(1892)
“ La douceur et le temps combleront nos désirs; Et jamais la rigueur n'a fait que des martyrs. La Harpe, de son côté, dans son Eloge de Fénelon, couronné par l'Académie française, célébrait également la tolérance de Fénelon. En revanche et sous la Restauration, l'abbé de Boulogne publiait un mémoire sur la Prétendue Tolérance de Fénelon 1 et le 1. Voir Correspondance de Fénelon, t. IX, p. 216. justifiait de cette fausse vertu que les philosophes lui avaient attribuée. De nos jours, un savant écrivain, M. Onés. Douen, s'est élevé très vivement contre ce qu'il appelle légende de Fénelon. ”
Jacques Dyssord,
Les "Faisans"
(1926)
“ Voilà ce que c’est, dans la vie, que d’être un faisan. Un faisan qui connaît son métier les met tous dans sa poche.— Tu es un type épatant... je l’ai toujours dit... encore l’autre jour...— Combien ?— Quoi ?— Je te demande : combien ?— Mais je t’assure...— Combien ? Eh bien ! moi je vais te le dire.Il fit claquer un ongle sur ses dents.— Pas ça...— Justement, j’aurais voulu te demander... une question de huit jours... huit jours... dix, au plus, cinq louis...Chauvert appela le garçon. Ayant réglé les consommations, il siffla son chien :— Écoute, Grand-Père. ”
Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour,
Réponse à M. A…
“ Vous aurez beau crier, vous n’empêcherez pas les amis sincères de l’humanité, d’avoir moins d’estime pour Bossuet que pour Fénélon, que pour Fénélon, que les siècles modernes peuvent opposer à tout ce que l’antiquité nous offre de plus beau dans la conduite morale, Fénélon fut un de ces chrétiens si rares ; dont la piété affectueuse et tendre ne se montra jamais ni farouche, ni pédante, ni austère, et dont la charité s’étendait même jusques sur les incrédules. ”
J. Coste, Pellisson ; par J. Coste,... (1861)
“ Tous faisaient comme un cortège de roi à cet homme qui portait au front la double couronne du talent et du malheur. Il était l'hôte bienvenu de ce cénacle de génies. La mort vint le surprendre dans le sommeil. Il quitta sans souffrances et sans agonie une existence pleine de nobles et grandes choses; ce fut le 7 janvier 1693. Son successeur à l'Académie fut un homme, comme lui doux et facile de caractère, ami des lettres, grand de coeur et d'esprit; comme lui injustement persécuté. J'ai nommé Fénélon, radieuse et pure physionomie qui grandit de jour en jour ”
Claude Vignon, Un drame en province — La Statue d’Apollon
“ Et, je ne sais comment, il se trouva qu’à son retour on mit en nourrice, à un quart de lieue de la fabrique de M. Gallet, un joli petit poupon !... Tenez, Mme la marquise, vous devez le connaître, car vous allez souvent aux Écoudelles, chez la Jacquelette. Mme de Fayan se leva d’un mouvement plus prompt que la pensée, pâle, frémissante et l’œil étincelant : — C’est une infamie ! dit-elle avec une voix étranglée par la honte et l’indignation... ”
Charles-Jacob Marchal, L'urne : recueil des travaux (1843)
“ Toutes les facultés de Fénélon, portées à leur plus haut point de développement, concouraient avec une admirable harmonie à en faire un des êtres les plus complets que la nature puisse former. Une âme tendre et onctueuse s'alliait en lui à la plus inébranlable fermeté de caractère. Une imagination qui savait prodiguer des teintes brillantes sur les objets les plus ternes, qui transmutait, alchimiste puissant, de vils métaux en or pur, loin de combattre, semblait fortifier chez lui la dialectique la plus pressante et le bon sens le plus exquis. ”
Jean-Sifrein Maury,
Essai sur l'éloquence de la chaire…
(1838)
“ Soit que l'on suive Fénélon dans ses missions en Saintonge, dans le tourbillon de la cour, dans le commerce des lettres, dans sa retraite à Cambrai ; soit que l'on considère en lui l'écrivain, le poëte, l'orateur, le métaphysicien, le moraliste, le politique, l'instituteur, l'évêque, l'ami, le sage persécuté ; sa vie réunit dans un degré éminent tout ce qui est digne d'intéresser un coeur sensible: des talents, des vertus, des malheurs. ”
Ernest Feydeau,
Fanny : étude (18e édition)
(1860)
“ Mon valet étant congédié par moi jusqu'au soir, je me trouvais enfin maître absolu de mon élégant réduit; je m'y mouvais en liberté, 18 FANNY. comme l'oiseau sous les feuilles des bois déserts, arrondissant et foulant de sa poitrine inquiète le doux nid de ses amours. Quelles peines ne me donnais-je pas pour prévenir les moindres désirs de la femme que j'adorais! J'enfonçais de mes mains les épingles sur la pelote de velours; je tirais de son écrin de maroquin rouge le peigne aux dents d'écaillé dont elle se servait pour lisser ses cheveux défaits par la pression de mes doigts tremblants ”
Ernest Fouinet, La Salle d'asile au bord de la mer… (1845)
“ Est-ce qu'on doit faire le bien pour de l'argent ou recevoir de l'argent pour avoir fait le bien ? — Alors, mon ami, prenez cette médaille que mon fils a portée à son cou pendant toute son enfance, elle représente l'archange Kaphaël, un des anges gardiens... » A ce dernier détail, Mme Astier et Fanny se levèrent d'un seul mouvement, et, prenant Hyacinthe dans leurs bras : « Sais-tu qui étaient ces dames que ton père a sauvées?... c'était nous... Oh! Virginie! Virginie! embrasse cette chère enfant; sans son père... tu serais orpheline, tout à fait orpheline. » ”
Charles Sorel,
La Vraie Histoire comique de Francion
(1623)
“ Autrefois, s’écrie-t-il dans la préface du Berger extravagant, il n’y avoit personne qui prit la hardiesse de mettre un livre en lumière s’il n’estoit rempli d’une doctrine nécessaire et s’il ne pouvoit servir à la conduite de la vie ; mais aujourd’hui le recours des fainéans est d’écrire et de nous donner des histoires amoureuses et d’autres fadaises, comme si nous étions obligés de perdre notre temps à lire leurs œuvres, à cause qu’ils ont perdu le leur à les faire. ”
Charles Monselet,
Les Oubliés et les Dédaignés
“ Fénelon n’est plus sur cette misérable terre, il est dans le monde des esprits. Bâtissez une chaumière, donnez-la à un indigent et mettez sur la porte : L’esprit de Fénelon est ici. Fénelon aimera mieux que l’on fasse quelque bien à un pâtre qu’à un doreur. ”
Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour,
Réponse à M. A…
“ Fénélon fut un homme courageux, qui exhortait madame de Maintenon à inspirer au Roi la méfiance des conseils durs et violens et l’horreur pour les actes arbitraires. Il eut le courage d’écrire à Louis XIV une lettre hardie, pleine de vérités, de vigueur ; il s’opposa de toutes ses forces à la persécution des prétendus réformés, et à la révocation de l’édit de Nantes. Fénélon enfin fut un homme juste [7] , qui, persécuté par Bossuet, ne s’en vengea qu’en en rendant justice et en prenant hautement sa défense lorsqu’on cherchait à le rabaisser devant lui, par prévention ou par flatterie. ”
George Sand,
Histoire de ma vie
“ Fanelly aimait à courir, à rire, à fureter, à organiser toujours quelque diablerie, je devenais tout feu, toute joie, tout mouvement avec elle. Heureusement pour moi, elle s'emparait de moi; Anna nous suivait par amitié et Sophie par désœuvrement; alors commençaient des escapades et des vagabondages qui duraient des journées entières. On se donnait rendez-vous dans un coin quelconque; Fanelly, dont la petite bourse était toujours la mieux garnie et qui avait l'art de faire acheter en cachette par le portier tout ce qu'elle voulait, nous préparait sans cesse des surprises de gourmandise. ”
Ernest Feydeau,
Fanny : étude (18e édition)
(1860)
“ FANNY. 61 dis-je? je leur en adjoignais d'autres. Cela d'ailleurs devait être. Il était tard, la flamme agonisait dans l'âtre obscurci, la lampe mourante étouffait ses lueurs sous l'abat-jour, tous les bruits s'éteignaient dans la maison et dans la rue; le pas du passant attardé, sur le pavé redevenu sonore, marquait l'heure du repos et du plaisir. D'ailleurs les valets étaient couchés, comme les enfants. Ils étaient donc seuls. Ils étaient époux!... ”
Bon de Satgé, Appel au roi Charles X, par une victime du système déplorable… (1829)
“ SIRE , Fénélon a dit qu'un prince était trop heureux quand il se trouvait sous son règne un homme: capable de lui dire la vérité. Je suis cet homme , et sans préambule j'entre en matière pour le prouver. Votre Majesté croit avoir des ministres, tandis qu'elle n'a que des flatteurs qui trahissent sa confiance. Je signale comme tels Villèle, Corbière, Peyronnet et Franchet. Ces quatre hommes m'ont volé et assassiné, moi et mes enfans ”
François de Fénelon, Oeuvres choisies de Fénelon (7e éd… (1864)
“ Quoi donc! s'écria Mentor, vous avez cru, ô Idoménée, que Philoctète et Nestor se contentaient de ne vous point secourir; les voilà qui ont pris les armes contre vous; et, si je ne me trompe, ces autres troupes qui marchent en si bon ordre avec tant de lenteur sont les troupes lacédémoniennes, commandées par Phalante. Tout est contre vous ; il n'y a aucun voisin de cette côte dont vous n'ayez fait un ennemi, sans vouloir le faire. ”
Ernest Feydeau,
Fanny : étude (18e édition)
(1860)
“ FANNY 19 — Encore ! parle encore! ô mon Roger ! — disait-elle. Et, le coude enfoncé sur l'oreiller, la tempe posée dans la main, le corps fléchi, les pieds pendants, me caressant le front et les cheveux, elle me regardait de tous ses yeux, comme pour démêler les linéaments les plus subtils de ma pensée. Moi, pendant ce temps-là, le genou à terre et les mains jointes, je souriais de plaisir comme l'enfant qu'on encourage, et il me semblait alors que c'étaient nos deux âmes qui s'unissaient maintenant dans une étreinte vague et douce, avec des frissonnements de volupté. ”
“ Richelieu. — Au moins le P. Campanelle disait la vérité ; car il me promettait que Monsieur ne régnerait jamais, et que le roi aurait un fils qui lui succéderait. Le fait est arrivé, et Fabroni vous a trompée. Marie. — Vous justifiez par ce discours l’astrologie judiciaire et ceux qui y ajoutent foi ; car vous reconnaissez la vérité des prédictions du P. Campanelle. Si un homme instruit comme vous, et qui se piquait d’être un si fort génie, a été si crédule sur les horoscopes, faut-il s’étonner qu’une femme l’ait été aussi ? ”
“ Par exemple, examinant le prince sur les raisons qu’il aurait eues d’éloigner de sa personne les sujets forts et distingués, Fénelon lui demande s’il n’a pas craint « qu’ils ne contredissent ses passions injustes, ses mauvais goûts, ses motifs bas et indécens. » A quel tribunal de la pénitence un roi se vit-il poursuivi de suppositions si violentes ? Rien n’est respecté par cette subtilité préventive, et Fénelon s’en méfie d’autant moins, qu’il n’avait pas à craindre qu’on vît dans ces suppositions des aveux involontaires de son propre fonds. ”
