Résumé

Jean de Falaise Les derniers contes de Jean de Falaise (1860)

Six mois encore vivre d'elle me rendraient fort et plein de santé comme toi, mais elle, six journées d'amour la tueraient. Oh ! que la santé est belle, mon Dieu ! la force et la santé !
Je me jetai en travers une seconde fois :
— Tu sais le proverbe, Montlouet : Il n'y a pas de vérité qui ne blesse ; tu as eu tort d'aimer, Montlouet.
— Cela peut être, répondit-il d'une voix d'ange, mais je n'avais jamais éprouvé l'abandon de si douces causeries.
C'est vrai, me dis-je, rien ne filtre au coeur comme ces paroles tranquilles de jeune fille.
Source : Gallica

Jean de Falaise Les derniers contes de Jean de Falaise (1860)

M. Carbonnier voyant la confusion d'Antoinette et son désespoir véritable, releva sa tête qu'elle tenait baissée et collée contre sa poitrine, et il l'embrassa, le coeur plein de tendresse et de pitié.
— Tu n'as point manqué de prudence, lui dit-il, et ton âme n'a point péché devant Dieu. Dieu soit béni ! Toutes les voies du monde sont périlleuses ; que son Saint Esprit m'aide et m'éclaire. As-tu pesé ton coeur, Antoinette, et l'as-tu regardé d'un oeil ferme ? Méfietoi de ces beautés de la terre qui ne sont qu'à fleur de peau, selon le mot de l'ancien casuiste.
Source : Gallica

Jean de Falaise Les derniers contes de Jean de Falaise (1860)

Madame de Magny me dit :
— Ah ! monsieur ! vous avez là un bien parfait ami !
Moi je ne me sens jamais si doucement chatouillé que par l'éloge de mes amis. Je laissais dire madame de Magny ; quand elle eut pesé une à une les vertus de Montlouet, je repris :
— C'est vrai qu'il est d'une douceur accomplie ; mais il m'a confié que vous le gâtiez plus encore qu'il ne mérite.
— Ali ! me dit cette mère humble et obligeante, quand on rencontre un souffrant, si digne d'intérêt, seul et loin de sa famille, il faut bien, pour être agréable à Dieu, aider un peu de la main, un peu des conseils.
Source : Gallica

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