Ferdinand Fabre,
Julien Savignac
(1863)
“ J'en oubliai absolument mon rôle d'acolyte; car, au lieu de changer le missel de place pour la lecture de l'Evangile, j'allai me cacher derrière l'autel où j'éclatai en sanglots. Rien ne saurait donner l'idée d'un accablement pareil. Les larmes jaillissaient de mes yeux, grosses, abondantes, pressées, et j'enfonçais mon poing fermé dans ma bouche pour m'empêcher de crier. La pensée de l'abandon où nous allions vivre, qui avait si fort ému mon oncle, m'écrasait, moi, faible, malade et amoureux que j'étais. Je ne prévoyais pas que la vie me fût possible sans Méniquette. ”
