Zabeth

Définition et enjeux

Auguste-Jean Boyer d'Agen,  Terre de Lourdes (1894)

“ De toi, Zabeth !...
Non, je ne rêve plus, je ne sommeille plus. Mes yeux sont bien ouverts. Je suis à la montagne, et j'en entends chanter les sources. Je suis dans une hutte de pasteurs, couché sur un berceau de feuilles mortes, couvert de toisons de brebis. Je parcours du regard cette hutte: au
fond, sur un tronc d'arbre, un vieillard me surveille, sa tête blanche dans ses mains :
— C'est toi, Marbiel ?...
”
Source : Gallica

Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore,  Contes et scènes de la vie de famille… (18..)

“ Et Zabeth retrouva le rire oublié. Puis regardant Agnès qui riait aussi sans savoir pourquoi : — Cette enfant-là sera tout votre portrait, dit-elle.
— Bien plutôt celui de son père Félix et de Catherine, répliqua vivement leur mère qui se mirait en eux. Mais nous parlions de Bon-Dieu. Regardez comme il s'en vient là-bas doucement réfléchi, avec ses cent ans sur la tête et ses cheveux blancs comme une couronne de marguerites. Quand il aura compté tous ses pas innodents, le premier ange qui passera près de lui l'enlèvera de terre, moins lourd qu'une fleur, et sans qu'il dise : Je ne veux pas.
”
Source : Gallica

Auguste-Jean Boyer d'Agen,  Terre de Lourdes (1894)

“ Et Zabeth, congédiée aussitôt, qu'allait-elle devenir, sans place dans la montagne, la pauvre fille ? Lui, non plus, ne rapporterait pas le beurre pour le compte des Desbourdettes ; mais il était de Gavarnie, lui, et il trouverait bien à se louer ailleurs. Ah ! si Marbiel pouvait donner à Alban le bonheur, au prix de sa seule disgrâce ! Mais Zabeth?...
- Voyons, mon tchoy! l'aimes-tu, ta Zabeth?... Eh bien! prouve-le-lui... Le temps !... le temps !... mettez le temps de vous rejoindre.
”
Source : Gallica

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