Marboré

Définition et enjeux

Auguste-Jean Boyer d'Agen Terre de Lourdes (1894)

D'un œil vague et comme perdu, il regardait toujours plus haut, vers les glaciers, se tournait plus souvent vers les parcs du Marboré, qu'on commençait à entrevoir à niveau d'œil, et à dominer même du haut de la Brèche de Roland où on était parvenu. Là, le soleil marqua midi en plein ciel, quand ils s'assirent sur un banc de neige rose et qu'ils ouvrirent tranquillement le havresac aux provisions.
— Petit ! disait Marbiel à l'abbé, en lui tendant le pain, le couteau et la gourde : manges-tu ?
Source : Gallica

Jules Leclercq Promenades et escalades dans les Pyrénées… (1876)

Ces montagnes , dont le nom dépeint la forme , sont : le Casque du Marboré ( 3.006 m .) ; la Tour du Marboré ( 3.018 m .) ; l' Épaule du Marboré ( 3.146 m .) ; le Marboré proprement dit ( 3.253 m .) ; et enfin le Cylindre du Marboré , ce fils aîné du Mont - Perdu , qui n' a pas moins de 3 . 3 2 7 mètres de hauteur . On dirait d' une armée de géants , postée là tout exprès pour marquer la limite entre deux nations .
Vers dix heures et demie nous fîmes une halte au pied de la Tour du Marboré .
Source : Gallica

Auguste-Jean Boyer d'Agen Terre de Lourdes (1894)

J'avais la sensation que nous marchions sur quelque route, et qu'après Cauterets nous avancions sur des glaciers, entre des gorges froides, dans la nuit, où sais-je ? Je crois bien que Marbiel me nommait, ici le Vignemale, et là la Brèche de Roland, et qu'il me disait que nous prenions en biais notre montagne pour arriver au Marboré sans avoir à passer par Gavarnie. Moi, je ne prêtais plus à Marbiel que mes jambes; et bien souvent, dans cette course sur les neiges, le bon vieillard, me prenant tout entier dans ses bras :
— Tchoy ! disait-il, nous arrivons.
Source : Gallica

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