Résumé

Jules Le Neveu Aimery de Pavie, épisodes des guerres du XIVe siècle dans l'Artois et le Calaisis… (1865)

Ida, ange de ma vie, toi dont le suave souvenir remplit mon coeur des plus douces émotions , reçois ce pur baiser comme le nouveau témoignage de ma foi jurée, comme un resserrement du lien mystérieux qui nous unit devant Dieu. Oh! dis-moi, chère ange, dis-moi encore que tu m'aimes.... Mais que dis-je ! est-ce que les battements de ton coeur ne disent pas à mon âme l'immensité, la puissance de ton amour !
Et les lèvres de la jeune fille s'entr-ouvrirent pour laisser errer sur leur corail ce doux murmure : « Je t'aime ! » étouffé dans un long baiser.
Source : Gallica

Jules Le Neveu Aimery de Pavie, épisodes des guerres du XIVe siècle dans l'Artois et le Calaisis… (1865)

Ah ! la mort est aussi triste pour nos méchants voisins que pour nous, va, Joachim ; et si mauvais qu'on soit il y a toujours quelque sentiment d'affection chez l'être vivant : Vois les animaux les plus sauvages, ne pleurent-ils pas l'absence des leurs au fond de leur repaire !
— Hélas ! Pierre, le coeur me manque ; regarde celui-là, on dirait que dans la fureur de son désespoir il a voulu manger l'épée de son adversaire, il la lient encore entre ses dents !... miséricorde!... la pointe ressort derrière la nuque... mais, grâce à Dieu, c'est encore un Anglais.
— Un Anglais ! un Anglais !
Source : Gallica

Jules Le Neveu Aimery de Pavie, épisodes des guerres du XIVe siècle dans l'Artois et le Calaisis… (1865)

Et, lorsqu'il fut possible de lever un petit coin du voile de son coeur, il lui demandai voix basse : - Qu'avez-vous, Ida, vous paraissez souffrir ? Elle secoua timidement la tête, et répondit si bas que ses lèvres remuaient à peine : - Je ne sais ce qui me trouble, Geoffroy, je ne sais ce que je dois attendre. Je suis triste et pourtant votre pur amour devrait seul occuper mon coeur et le rendre joyeux ; mais tout devient sombre autour de moi; même lorsque le soleil sourit à la fleur suave et pure qui, renaît aux soupirs, de l'aurore ; ces rayons dorés me semblent barrés d'une ombre lugubre
Source : Gallica

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