Résumé

Les deux Siéges de Calais. Histoire de la rivalité de la France et de l'Angleterre au moyen âge… (1860)

Elle était aussi bonne Française, et n'aimait point les Bourguignons ni les Anglais; car, dans ces temps de malheurs, la discorde divisait même les gens de campagne, et l'on voyait jusqu'aux petits enfants se battre et se meurtrir à coups de pierres, quand ils étaient de deux villages de faction différente. Jeanne, qui n'avait alors que dix-sept ou dix-huit ans, n'avait, depuis sa naissance, rien vu autre chose que la misère du pauvre peuple de France, et l'avait toujours entendu imputer aux victoires des Anglais, à la haine des Bourguignons.
Source : Gallica

Les deux Siéges de Calais. Histoire de la rivalité de la France et de l'Angleterre au moyen âge… (1860)

A la faveur de cette trêve, les deux Édouard descendirent en paix, mais non sans douleur, dans la tombe. Les revers de leurs armes, la misère du royaume d'Angleterre, tout, jusqu'au souvenir de leur prospérité passée, dut remplir d'amertume leurs derniers moments. Ils laissaient la couronne à un enfant, Richard II, au moment où allait recommencer une guerre dont leur
pays ne pouvait attendre que de nouveaux malheurs.
Source : Gallica

Les deux Siéges de Calais. Histoire de la rivalité de la France et de l'Angleterre au moyen âge… (1860)

Chers seigneurs, vous êtes moult vaillants chevaliers et usés d'armes, et savez que le roi de France, que nous tenons à seigneur, nous a céans envoyés et commandé que nous gardissions cette ville et ce châtel, tellement que blâme n'en eussions, ni il point de dommage; nous en avons fait notre pouvoir. Or, est notre secours failli, et vous nous avez si étrcints, que n'avons de quoi vivre ; si nous conviendra tous mourir ou enrager par famine, si le gentil roi qui est votre sire n'a pitié de nous.
Source : Gallica

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