Résumé

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Mémoire sur l'expédition anglaise de 1346 et sur la bataille de Crécy (1845)

Toute la conduite d'Édouard est marquée au sceau d'une habileté consommée. Diplomate autant que guerrier, le roi d'Angleterre ne fait pas un pas sans calcul. Il ne dédaigne aucun des éléments de succès.
Alliés et traîtres, religion et terreur, hypocrisie et courage, tout lui vient en aide. Il s'appuie même sur la démocratie qu'il méprise.
Il va donc en Beauvoisis, parce que le Beauvoisis conduit à la Picardie qu'il connaît à merveille, dont les chemins, les gués, les passages, les défilés, les ressources, les obstacles, les champs de bataille lui sont plus familiers qu'aux Français.
Source : Gallica

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Mémoire sur l'expédition anglaise de 1346 et sur la bataille de Crécy (1845)

Il ne faut pas chercher dans la réponse de Valois une banalité propre à inspirer pitié au châtelain, qui ouvre à l'infortune. Philippe a assisté à la défaite de ses chevaliers, dans un espace resserré, et en quelques heures ; mais depuis Paris, il voit aussi l'élan des communes, non pas l'élan vers la prouesse, mais vers la vengeance, Il sait que lui, roi est le représentant de la France; et s'il pouvait deviner le mot de Louis XIV : « LÉtat, c'est moi, » il le crierait au châtelain de Labroye, il le crierait aux échos de la nuit, pour qu'une brise pût l'emporter jusqu'aux Anglais. »
Source : Gallica

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Mémoire sur l'expédition anglaise de 1346 et sur la bataille de Crécy (1845)

« Chacun vouloit surpasser son compagnon, et ne put être crue ni ouïe la parole du vaillant chevalier. Ni le roi, ni ses maréchaux ne purent être maîtres de leurs gens, car il y avoit si grandes gens et si grand nombre de grands seigneurs que chacun vouloit là montrer sa puissance. » (Fwissart.)
La foule marcha en cet état, sans ordre et dans une confusion entière, jusqu'auprès des Anglais. Tout le monde était mêlé, chevaux, gens à pied , communes , charrettes et aventuriers: ceux-ci couraient au pillage, les chevaliers à la gloire et aux prouesses.
Source : Gallica

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