Résumé

Jean-Jacques Caron Itinéraire au champ de bataille de Crécy… (1849)

Mais au fier monarque anglais a succédé un humble meunier. Oui, Messieurs, dans cette tour l'on a construit un moulin à vent, sans rien changer à sa forme ni à sa structure. Malgré cette transformation, on ne peut se défendre, en entrant dans cette tour du moyen-âge, de je ne sais quelle préoccupation qu'il est impossible de définir. Une imagination plus jeune que la mienne, et partant plus romantique, n'aurait pas manqué d'y voir apparaître la grande ombre d'Édouard, avec son chaperon en velours vert, et son bâton blanc à la main.
Source : Gallica

Jean-Jacques Caron Itinéraire au champ de bataille de Crécy… (1849)

Vous avez entendu, Messieurs, dans Froissart, qu'un corps d'arbalétriers génois, qui formaient l'avant-garde, semblait hésiter, et que le comte d'Alençon, croyant que c'était par lâcheté ou par trahison, ordonna à sa cavalerie de tomber, comme il disait, sur cette ribaudaille qui embarrasse le chemin. Les malheureux Cénois, d'un côté accablés des flèches des Anglais qui tombaient comme neige, et
de l'autre foulés aux pieds des chevaux, tirent les couteaux qu'ils portaient à leur ceinture, coupent les jarrets des chevaux et égorgent les cavaliers
Source : Gallica

Jean-Jacques Caron Itinéraire au champ de bataille de Crécy… (1849)

Le roi de France s'avançait à la tête de nombreux bataillons. Êdouard ranime ses soldats, et ordonne à ses généraux de s'élancer dans la rivière avec les cavaliers le mieux montés.
A peine y sont-ils entrés, que des chevaliers français rangés en bataille de l'autre côté de la Somme, s'y précipitent à leur tour, la lance en arrêt, et viennent fondre sur les Anglais; et là, au milieu du fleuve, se livre un combat, où, disent les historiens, il y eut un rude choc et beaucoup de gens d'armes désarçonnés.
La nécessité de vaincre redoubla les efforts des Anglais, qui parvinrent à gagner le rivage.
Source : Gallica

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