Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas La Comtesse de Salisbury, par Alexandre Dumas… (1848)

Et le roi éperdu couvrait de larmes les mains glacées de la comtesse.
— C'est inutile, répéta Alix, il le faut ; et d'ailleurs il n'est plus temps. Puis, je je ne vous maudirai pas, Sire, car je vous l'ai déjà dit, je vous pardonne. La mort n'a d'aspect effrayant que pour ceux qui redoutent quelque chose au-delà de la vie, mais moi, je ne redoute rien. Je meurs pour me purifier de la faute d'un autre, et ma vie passera de la terre à l'éternité, sans effort et comme au crépuscule le jour se fond dans la nuit.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas La Comtesse de Salisbury, par Alexandre Dumas… (1848)

Écoutez, Alix, dit le roi en se rapprochant de la comtesse, et en prenant une de ses mains froides comme la glace qu'Alix lui abandonna comme si sa pensée eût été ailleurs, écoutez, j'étais loin de vous, et je ne vivais plus que de corps; ma vie était restée ici. Oh ! combien triste et vide est la gloire d'un roi, Madame, quand il n'a pas pour la partager le coeur qu'il a choisi et qu'il aime. Alors elle est plus lourde que les plus lourds fardeaux, car elle est inutile. Oui, j'ai affronté un remords pour vous, Alix, mais un remords qui peut se changer en une éterv.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas La Comtesse de Salisbury, par Alexandre Dumas… (1848)

Votre puissance sera sans bornes comme mon amour, votre fortune sans rivale comme votre beauté; ou bien, aimez-vous mieux, Alix, que j'abandonne tout, travaux passés, ambitions, avenir ; voulez-vous que le roi d'Angleterre ne soit plus qu'Edouard, et qu'Edouard se retire avec vous au fond de quelque château isolé, dans quelque pays désert, où il n'y aura que nous et Dieu; tout ce que vous voudrez, Alix, je suis prêt à le faire, ordonnez?.
— C'est-bien, Sire, répondit Alix avec un sourire empreint d'une indulgence
Source : Gallica

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