Résumé

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Collection de chroniques, mémoires et autres documents pour servir à l'histoire de France… (1846)

“ Le roi, qui se vit en dur parti et trop efforcé de ses ennemis, et aussi que la défense ne lui valait rien, demanda, en regardant le chevalier : « A qui me rendrai-je? à qui? Où est mon cousin le prince de Galles? Sijelevéais, je parlerais. » « Sire, répondit messire Denis, il n'est pas ci ; mais rendez-vous à moi, je vous mènerai devers lui. » Qui êtes-vous ? » dit le roi. « Sire, je suis Denis de Mortbeque, un chevalier d'Artois; mais je sers le roi d'Angleterre, pour ce que je ne puis au royaume de France demeurer, et que je y ai tout forfait le mien. » ”
Source : Gallica

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Collection de chroniques, mémoires et autres documents pour servir à l'histoire de France… (1846)

“ « Monseigneur, pour Dieu retournez! Si vous allez plus avant, vous êtes mort ou pris de vos ennemis au mieux venir ; car ils sont tous rangés sur le marché, et vous attendent. » Et ceux lui disaient voir; car les Gantois disaient jà, si très tôt que ils virent naître de une ruelle les fallots : « Véez-ci monseigneur, véez-ci le comte ; il vient entre nos mains. » Et avait dit Philippe d'Artevelle et fait dire de rang en rang : « Si le comte vient sur nous, gardez-vous bien que nul ne lui fasse mal ; car nous l'emmènerons vif et en santé à Gand ; et là aurons-nous paix à notre volonté. » ”
Source : Gallica

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Collection de chroniques, mémoires et autres documents pour servir à l'histoire de France… (1846)

“ Toujours disait Jean Lyon : « Il fait bon être bien de son seigneur. » Mais il voulait tout le contraire, et le pensait ; et bien disait en lui-même que la chose n'était mie là encore où il la mettrait. Ce conseil s'épardit; les douze bourgeois partirent, et chevauchèrent tant qu'ils vinrent à Mâle de lès la ville de Bruges; et là trouvèrent-ils le comte, lequel trouvèrent, à l'approcher, félon et cruel, et durement courroucé sur ceux de Gand.
Ces douze bourgeois firent durement les piteux envers le comte, et lui prièrent à jointes mains qu'il voulsist avoir pitié d'eux.
”
Source : Gallica

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