Gabriel Ferry,
Le Coureur des bois
“ Bois-Rosé aller s’enfermer dans une ville, dans la cage de pierre d’une maison ! c’est impossible. Il veut vous tromper sans pouvoir se tromper lui-même ! Le malheureux ! il sait bien qu’il en mourrait. Savez-vous ce qu’il lui faut ? c’est l’immensité devant lui, c’est marcher comme le soleil, c’est-à-dire sans que rien l’arrête. Il a besoin, pour ses vastes poumons, de l’air du désert imprégné de parfums sauvages, chargé parfois des hurlements indiens. Non, non, continua l’Espagnol, le vieux lion ne saurait mourir sur la litière comme un mulet fourbu. ”
