Résumé

Portrait de Henri Cazalis Henri Cazalis Henri Regnault : sa vie et son œuvre (1872)

Sur une terrasse voisine, des négresses étalent des tapis pour les exposer au soleil, ou des Mauresques disposent sur des cordes leurs haïcks et leur linge pour les faire sécher, kaftans de drap jaune avec broderies d'argent, de soie rose ou vert tendre, foulards d'or, etc. Mes yeux, enfin, voient donc l'Orient! Je crois, Dieu me pardonne, que le soleil qui vous éclaire n'est pas le même que le nôtre, et je vois de loin avec terreur le moment où il faudra recontempler en Europe l'aspect lugubre des maisons et des foules.
Source : Gallica

Portrait de Henri Cazalis Henri Cazalis Henri Regnault : sa vie et son œuvre (1872)

Nous habitons, tu le sais, dans une maison mauresque, dans un petit palais des Mille et une Nuits. Nous avons entassé sur nos portes, sur les solives de notre
patio des ornements de l'Alhambra, et tu verras prochainement un tableau commencé depuis quelques jours, un Gynécée mauresque, qui représente notre patio même, et au fond la porte de notre chambre à coucher. Chaque fois que nous montons sur notre terrasse, nous sommes éblouis par l'éclat de cette ville de neige, qui sous nos pieds descend jusqu'à la mer, comme un grand escalier de marbre blanc ou une nichée de mouettes blanches.
Source : Gallica

Portrait de Henri Cazalis Henri Cazalis Henri Regnault : sa vie et son œuvre (1872)

Le cavalier, haut et un peu renversé sur son cheval, descend une des rues de Tanger; près de lui un jeune homme, qui lui parle, marche rapide en le suivant; à travers une arcade apparaît en pleine lumière une rue plus lointaine, avec ses éclatantes maisons blanches qui ressemblent à des blocs de craie, et une petite boutique un peu dans l'ombre, devant laquelle on distingue un groupe brillant et fin de négresses et de femmes mauresques. Au-dessus des maisons luit le bleu cru d'un ciel brûlant.
Source : Gallica

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