Résumé

Henri Baillière Henri Regnault, 1843-1871 : avec un dessin à la plume (1872)

Henri Regnault en fit une forte et violente étude, mélangée de réalité et de style... Ce beau début rappelait les premiers essais d'Eugène Delacroix. A un degré inégal, c'était la même imagination de dessin, la même couleur remuante et vivante, le même mélange d'ardeur et d'aplomb dans le maniement du pinceau... Les fautes même n'étaient que les écarts de la force en verve. Un maître futur perçait avec éclat sous cette étude d'écolier.
Source : Gallica

Henri Baillière Henri Regnault, 1843-1871 : avec un dessin à la plume (1872)

Mais convaincu, comme Benvenuto Cellini et Salvator Rosa, que l'existence d'un artiste ne doit pas se passer tout entière à étudier les chefs-d'oeuvre des maîtres, Regnault ne vivait pas enfermé dans son atelier ou dans les musées.
Il aimait au contraire à se mêler à la vie active, comprenant que, pour bien sentir ce qu'on veut exprimer, soit par le pinceau, soit par la plume, soit par la parole, il faut avoir vu la réalité et savoir son sujet.
Source : Gallica

Henri Baillière Henri Regnault, 1843-1871 : avec un dessin à la plume (1872)

Voilà quelle fut la vie et quelle fut la mort de Henri Regnault : vie d'artiste, mort de soldat ! Notre pauvre ami a eu la double gloire de vivre pour l'art et de mourir pour la patrie.
La vie de Regnault fut tout entière consacrée à la peinture : il y a là une unité vraiment remarquable, précieuse surtout pour l'artiste qui, à travers les évolutions naturelles et les transformations normales du génie qui se développe, subsiste dans la continuité de ses sentiments et de ses idées.
Source : Gallica

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