Henri Regnault

Résumé

Henri Regnault Correspondance de Henri Regnault (1872)

Le Portrait de la comtesse de B. fait contraste avec cette peinture d'orage ; sur un fond qui a l'air d'une ébauche d'aquarelle, se détache d'un fouillis d'étoffe un délicieux visage fin et fini comme un médaillon; on dirait une miniature de déesse dans un
nuage de dentelles ; comment peut-on à la fois faire si majestueux et si mignon? Mais dans l'aigle qui se transforme en colibri, on reconnaît la même puissance de talent.
Tandis que tout Paris s'occupait de Regnault, il était demeuré à Rome, et n'avait pas cessé de travailler.
Source : Gallica

Henri Regnault Correspondance de Henri Regnault

Que de belles choses nous voyons depuis que nous sommes en Espagne! Nous allons de merveille en merveille. Dans les cathédrales nous sommes éblouis par les sculptures des grilles, des tombeaux, des rétables, des stalles des
chœurs. La renaissance espagnole est bien remarquable, et d'une richesse de détails originaux et distingués qui, malgré leur nombre, n'arrivent jamais à la surcharge et à la lourdeur.
Qui n'a pas vu le tombeau d'Alonzo, frère d'Isabelle la Catholique, à la Cartuja de Burgos, et le Saint-François d'Alonzo Cano à Tolède, ne sait pas ce que c'est que de la belle sculpture.
Source : Gallica

Henri Regnault Correspondance de Henri Regnault (1872)

Allons tout droit à la Salomé de M. Regnault; les yeux y courent comme les papillons à la lampe : c'est le tableau le plus voyant de l'Exposition. — Son titre est un sobriquet de pure fantaisie : ce baptême de sang n'est qu'un ragoût de plus à cette figure épicée.
— Cette belle fille au rire lascif, aux yeux fous, qui, assise sur un coffret de nacre, tient sur ses genoux, dans un bassin de cuivre, le manche d'un yatagan ciselé, n'est qu'une aimée mauresque rapportée de quelque bazar oriental. Elle se détache en clair sur un immense rideau jaune, comme sur une toile d'apothéose.
Source : Gallica

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