Mercredi des Cendres

Définition et enjeux

Pierre Véron,  La Foire aux grotesques (1866)

“ LE MERCREDI DES CENDRES. 66
d'estomac, aux prodigalités d'une heure traduites par un déficit d'un mois. Et les passants se retournaient avec une curiosité sardonique pour regarder ces croque-morts de la gaieté menant le deuil de leur propre joie. C'était mercredi, — le mercredi des Cendres.
Si bien que moi, qui les regardais comme tout le monde, je me pris à réfléchir; si bien qu'en réfléchissant, Pierrot et Pierrette m'apparurent comme le symbole de notre vie à tous.
Notre vie! la vie! les amateurs de métaphores l'ont souvent, — trop souvent même, — comparée à une mascarade.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Le Roy Eugène Le Roy,  Le Moulin du Frau (1891)

“ Une chose bien curieuse, c’est l’antique farce qui se fait le Mercredi des Cendres. Ce jour-là, au rappel des cornes qui brâment comme des taureaux en folie, tous ceux qui se sont mariés dans l’année carnavalesque finie un an auparavant, à pareil jour, se rassemblent, déguisés et masqués, sur la vieille place de la Rode. Le dernier marié de ceux là porte une fourche à foin ainsi accoutrée : Dans les deux dents sont plantées deux cornes de bœuf, les plus grandes qu’on a pu trouver. ”
Source : Wikisource

Various,  L'Illustration, No. 0052, 24 Février 1844

“ L'Ami Carême, fils posthume
de Mardi Gras
L'apparition du Mercredi des cendres et la mort du Mardi gras produisent des émotions diverses: chacun, selon ses intérêts, fête l'avènement de l'un ou regrette le trépas de l'autre. Les sergents de ville, ces martyrs du carnaval, saluent avec joie l'arrivée de Mercredi, comme le signal du repos et de la délivrance; cependant au son de la cloche que Mercredi fait résonner dans ses mains, les débardeurs, effrayés, sentant leur fin prochaine, se dispersent avec effroi
”
Source : Gutenberg

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