Maurice Renard,
Le Carnaval du mystère
“ Un sentier conduisait, tout droit, de l’un à l’autre, à travers des ondulations, — un très joli sentier, bien ombragé, longeant le ruisseau. À droite, les champs montaient ; un talus bombait sa muraille ronde, velue d’avoine, puis de seigle, puis de blé, puis de colza, puis de sarrasin, puis de maïs... À gauche, s’enfonçait un ravin boisé, au fond duquel l’eau courante mettait des reflets et des murmures. — On va voir Polyte, dit Pierrot. — Oui, dit Nane qui se mit à rire en sautant d’une jambe sur l’autre. — On va lui jeter des pierres ! reprit Pierrot. — Le v’là ! fit Nane. ”
