Schwartz

Définition et enjeux

Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ Comme nous passions dans la pièce voisine, on a introduit Schwartz, le vrai Schwartz, l’homme de génie, mon ami, mon maître. Des larmes me sont venues aux yeux. Je suis rentré dans le salon, je lui ai serré les deux mains.
— Vous le connaissez donc ? a dit Anicée, qui était restée près du piano pour accueillir avec bonté le pauvre vieillard.
— Ne dites pas qui je suis, m’a dit Schwartz en allemand. Que voulez-vous ! la misère fait faire tant de choses !
”
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Paul Féval,  Les Habits noirs

“ Toi, bonhomme, vous êtes la poule, hé ! redingote râpée, bourse plate, timidité du malheur !... Il y a donc deux Schwartz à Caen : je mets toujours le doigt sur la chose du premier coup, vous savez bien... Les Schwartz, c’est comme les Hébreux, ça se contrepousse dans le monde, mais petitement, oui ! Après la carpe, c’est l’Alsacien qui est le plus mou et le plus froid des animaux... Pas de place chez le pâtissier, pas de place chez le commissaire... Alors, voilà mon pauvre bonhomme qui veut partir pour Alençon chercher d’autres Schwartz : c’est bête, hé ! ”
Source : Wikisource

Adrien Robert,  Contes fantasques et fantastiques… (1867)

“ Berthold Schwartz avait alors trente-cinq ans; c'était un grand et solide garçon plutôt fait pour porter l'armure que le froc.
Ses traits réguliers et beaux étaient pâlis par les veilles, et le cercle bleuâtre qui cernait ses yeux donnait à ses prunelles noires un éclat si vif et si pénétrant qu'on ne pouvait les fixer. Un petit capuchon gris, serré sur les tempes, couvrait ordinairement sa tête complètement rasée et faisait saillir son front large et intelligent. Sa longue barbe noire taillée en pointe, selon la mode des chevaliers, donnait à son visage une expression énergique et fière.
”
Source : Gallica

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