J. Autran, Revue des Deux Mondes
“ Du danger, comme lui, Muller se fait un jeu. Héroïque fourrier, — il l’était depuis peu, — Il combat hors des rangs. Debout sur une roche : — Je suis Muller, dit-il ; malheur à qui m’approche ! – Son fusil rechargé résonne à chaque instant. Un chef maure, vêtu d’un splendide caftan, Distingue le fourrier, voit sa pose, intrépide, Bondit, l’atteint au vol de son coursier numide : — Rends-toi ! rugit le cheik, sur lui levant le fer. — Arrière, galopin ! riposte le Muller. - C’en est fait, il est mort, quand, plein d’un beau courage, Le svelte et blond Cléry s’élance et le dégage. ”
