J. Autran, Revue des Deux Mondes
“ Soudain, le front voilé d’une pâleur mortelle : — Ciel !... que vois-je ? Cléry !... Cléry ! s’écria-t-elle. Pas un accent de plus. Dans ce cœur oppressé, Dieu seul a pu savoir ce qui s’était passé, Brisé par les douleurs de la cruelle route, Appauvri de son sang qui coulait goutte à goutte, Cléry, les yeux éteints, muet, sans mouvement, Gisait dans les torpeurs d’un morne affaissement Sur un lit du dortoir on coucha le malade : — Vous aurez soin, ma sœur, du pauvre camarade. N’est-ce pas, dit Muller, vous en aurez grand soin ? Que nous allons souffrir, forcés d’en être loin ! ”
