Résumé

J. Autran,  Côtes de Provence

“ Se bâtir, au penchant de l’inculte bruyère,
Une demeure, un nid, soit palais, soit chaumière,
Qu’importe en lieu si beau ?
Et là, des mois entiers, se donner à l’extase ;
Dans le bleu sans limite à loisir voyager ;
Voir l’aube qui vous rit en soulevant sa gaze ;
Voir, au soleil couchant, sur la mer qui s’embrase,
Les îles d’or nager ;
Humer à pleins poumons cet air qui réconforte,
Qui rend une jeunesse au cœur du défaillant
”
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J. Autran,  Côtes de Provence

“ Sous la roche qui penche, au recoin le plus frais,
J’aperçus un berger dormant d’un profond somme.
Il était à cet âge où l’enfant touche à l’homme,
Où le souffle du temps, le travail, la douleur,
Ont encore épargné la vie à peine en fleur.
Jamais pâtre plus beau dans sa jeunesse imberbe !
”
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