Joseph Autran,
Œuvres complètes de J. Autran
“ Et là, des jours entiers, oublieux de la foule, Il vécut, l’œil fixé sur l’écumante houle ; Il fit son lit dans l’algue et dans les goémons. « Chœur sacré ! disait-il, blanches Océanides, Qui m’avez rappelé de mes sommets arides, Chantez ! je noterai votre éternel concert. Est-ce à vous que je dois, filles du grand Homère, Tant de rêves pressés dans mon front éphémère ? Ou n’est-ce pas plutôt à ce Dieu de ma mère Qui m’a dit : « Sois poète, et viens vivre au désert ? » ”
