Résumé

Portrait de Charles Grandmougin Charles Grandmougin,  Ode au colonel Denfert-Rochereau

“ Et, sur le blanc linceul d’une neige infinie,
Veiller fidèlement au salut du pays.
Sur de tristes plateaux sentinelle avancée,
Il me fallut souvent, loin de toute maison.
Immobile et sans voix dans une nuit glacée,
Interroger des yeux la plaine et l’horizon !
Dans un ciel éclatant montait la lune bleue,
Baignant ce grand désert de rayons purs et doux ;
Les ennemis, en face, éloignés d’une lieue,
Guettaient, silencieux et sombres comme nous !
”
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Portrait de Charles Grandmougin Charles Grandmougin,  Ode au colonel Denfert-Rochereau

“ Tu roules des pensers toujours fiers, mais plus sombres,
Prêt à t’ensevelir sous de fumants décombres,
En embrassant tes étendards !
Seul, te voilà tout seul à troubler le silence
Qui plane nuit et jour sur les villes de France,
Héros majestueux servi par des héros !
On voit même, ô sublime ivresse du courage !
Les tiens faire cracher aux canons d’un autre âge
Des boulets oubliés dans les vieux arsenaux !
Un jour pourtant, hélas ! Belfort fut sans réplique !
”
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