Résumé

Armand Renaud Le Parnasse contemporain/1869

Vivant au jour le jour, sans avoir d’autre envie
Que celle d’arroser son gosier d’eau-de-vie,
En poussant des ricanements.
Ces femmes sont trop bas pour pouvoir sur la route
Rien entendre des voix que la nature écoute,
Tantôt montant du flot, tantôt tombant du ciel,
Et, brutes appelant des brutes, n’auront guère
D’autre amour dans le sein qu’une fureur vulgaire
Pour des gens de boue & de fiel.
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Armand Renaud Le Parnasse contemporain/1869

Nous leur devions de l’air, du jour, à ces arbustes,
Si nous les voulions beaux & grands !
Triste écume du peuple où plus d’une âme vibre,
Troupeau surtout esclave & puni comme libre,
Êtres profondément monstrueux & flétris,
Femmes qui n’avez plus d’avenir dans la vie,
Allez, rebut ! Cayenne, en riant, vous convie
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Armand Renaud Le Parnasse contemporain/1869

Les astres rarement percent un ciel couvert.
Courant en longs serpents sur l’onde qui vacille,
Deux fanaux, sur le flanc du navire immobile,
Luisent, l’un rouge, l’autre vert.
La rade est solitaire & la grève est muette.
Du bordage & des mâts on voit la silhouette
Qui, frêle, se détache en plus noir sur la nuit.
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