Charles Loyson

Charles Loyson

Résumé

Portrait de Charles Loyson Charles Loyson Les Poètes du terroir

Dieu ! que mon sort un jour serait digne d’envie
Si, dans l’heureux déclin d’une honorable vie.
Je venais, à l’abri de cesvieux marronniers.
Reposer un front blanc, ceint de quelques lauriers !
Fortune ! entends ces vœux, et d’une main prodigue
Porte ailleurs, j’y consens, les trésors, les emplois,
Et ces larges cordons et ces brillantes croix
Que mérite l’honneur et que ravit l’intrigue.
Mais quel que soit le sort qui m’attend en ces lieux,
Pour vivre et pour mourir également propices,
Mes désirs sont contents, et je rends grâce aux Cieux.
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Portrait de Charles Loyson Charles Loyson Les Poètes du terroir

Sainte-Beuve dit qu’il fut un intermédiaire entre le poète de la Chute des feuilles et l’auteur de Jocelyn. Il a du premier la forme élégiaque, mais il se rapproche du second par le spiritualisme des sentiments. Son art, aujourd’hui suranné, vaut surtout par le choix de nuances qui tiennent à sa sensibilité maladive. Ce fut un précurseur et un prédestîné. Le premier peut-être de tous les poètes de l’Empire et de la Restauration, il a ouvert la voie à un art provincial où l’amour du sol, formé en partie de regrets et de souvenirs, tient la plus grande place.
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Portrait de Charles Loyson Charles Loyson Les Poètes du terroir

Non, pour elle en ces lieux rien ne fut préparé.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vous donc, vous, insensés, qui, trompant sa prudence,
De climats en climats portez vos pas errants,
A l’amour du pays mortels indifferents,
De la nature, enfin, redoutez la vengeance.
Un jour peut-être, un jour, sans secours, sans pitié,
Sur un lit douloureux et chèrement payé.
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