Résumé

Thomas Gray Le Cimetière de campagne

M. Boisjolin mérite d’être cité après ces talents célèbres ; et sa traduction de la Forêt de Windsor est un des morceaux les plus purs qui aient paru depuis long-temps.
Quand il devient difficile d’oser penser soi-même, on peut encore traduire. Indépendamment de l’élégie de Gray, le meilleur ouvrage que nous ayons en ce genre, au moins dans les langues modernes, quelques autres pièces de ce poète sont dignes d’une version élégante et soignée.
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Thomas Gray Le Cimetière de campagne

Une informe élégie où le rustique sage
Par des textes sacrés nous enseigne à mourir,
Implorent du passant le tribut d’un soupir.
Et quelle ame intrépide, en quittant le rivage,
Peut au muet oubli résigner son courage ?
Quel œil, apercevant le ténébreux séjour,
Ne jette un long regard vers l’enceinte du jour ?
Nature, chez les morts ta voix se fait entendre
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Thomas Gray Le Cimetière de campagne

Durant les dernières années de ce grand-homme, aujourd’hui si ridiculement harcelé, M. Ducis a mérité des succès mémorables, en transportant sur la scène française les créations vigoureuses du poète tragique de l’Angleterre. Plus récemment, dans la traduction du Paradis perdu, ouvrage tantôt sublime et tantôt bizarre d’un génie non moins étonnant que Shakespeare, on a souvent retrouvé tout le talent de M. Delille : on le cherchait dans l’Homme des champs et dans le poëme de la Pitié.
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