Résumé

Portrait de Ferdowsi Ferdowsi Le Livre de Feridoun et de Minoutchehr

Il était naturel, en effet, que Mahmoud, désireux de trouver un homme capable d’accomplir le dessein qu’il avait à cœur de procurer à la Perse un grand poëme national, et le poëte, depuis de longues années attelé à un travail si conforme à ce dessein, se recherchassent mutuellement et se réunissent à la cour du sultan, où l’évocateur des anciennes traditions pouvait espérer trouver des matériaux qui, jusque-là, lui avaient manqué en même temps que des récompenses plus dignes de son travail.
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C’est l’année même où Mahmoud succéda à son père (387 de l’hégire) ; mais le poëte ne le connaissait pas encore car il ne prononce pas le nom de Mahmoud à cette occasion.
On assigne au voyage de Firdousi à la cour de Ghaznin différentes raisons : selon les uns, le roi l’y aurait invité ; selon d’autres, Arslan Khan, successeur d’Abou-Mansour dans le gouvernement de Thous, l’y aurait déterminé avec beaucoup de peine ; selon d’autres encore, les avanies que lui aurait fait subir le receveur des finances de Thous le forcèrent de porter en personne ses plaintes à Ghaznin.
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On l’enterra dans un jardin ; mais Abou’lkasim Gonrgani, principal scheikh de Thous, refusa de lire les prières sur sa tombe, en alléguant que le poëte avait abandonné la bonne voie et consacré son temps à parler des mécréants et des adorateurs du feu. La nuit suivante, il eut pourtant un rêve dans lequel il vit Firdousi au Paradis, vêtu d'une robe verte et portant sur la tête une couronne d’émeraudes. Il en demanda la raison à l’ange Rithwan et l’ange lui récita un tétrastique du Livre des Rois qui avait fait admettre le poëte.
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