Charles Rabourdin

Résumé

Charles Rabourdin Alexis Durand

Plus loin, le poète décrit en des vers exquis, d’une rare élégance, un lever de soleil sur la forêt. On croirait lire une page des « Méditations poétiques » de Lamartine :
Le jour naissait ; le ciel, le silence et les ombres,
Fuyaient à l’Occident moins paisibles, moins sombres.
Déjà l’aube éclairait l’oriental bandeau
Des reflets chaleureux du céleste flambeau.
Fleuve de rose et d’or qu’un merveilleux mystère
Fait briller chaque jour aux bornes de la terre.
Et qui, traçant dans l’air de lumineux chemins,
Se déborde à flots purs sur le front des humains.
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Charles Rabourdin Alexis Durand

Comme Jean Reboul, le boulanger-poète de Nîmes, avec lequel il eut des relations suivies, Alexis Durand affirme sa croyance en la Divinité. Sa Muse aime à chercher à travers l’immensité, et dans les harmonies des merveilles de la Création, cet Être suprême, mystérieux, qui dirige les mondes et qui, bien que voilé aux regards des humains, se révèle sans cesse à eux par la sublimité de ses œuvres.
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Charles Rabourdin Alexis Durand

Entre ces deux natures, le choix de tout écrivain consciencieux ne doit pas s’égarer.
Dans la même esquisse, Alexis Durand loue sans réserve Henri IV qui, par son caractère et son tempérament, ressemblait fort cependant à François Ier. Il y avait également deux hommes bien distincts dans le Béarnais, l’un qui s’amusait, et qui n’avait pas plus que le vainqueur de Marignan les vertus de Saint-Louis ; l’autre bon, vaillant, chevaleresque, qui, de concert avec le sage Sully, travaillait sans cesse à la grandeur de la France et au bonheur de son peuple.
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