François Coppée,
Discours : prononcés à l'inauguration de la statue d'Alfred de Musset à Paris le 23 février 1906
(1906)
“ Il se révolte,il se lamente, il lance des malédictions. Mais la haine ne peut durer dans le cœur généreux du poète. Bientôt il accepte la leçon de la douleur qui a grandi et purifié sa pensée. Il se calme sous le baiser consolant de la Muse. Il se réfugie dans la nature et se baigne dans son immortelle fraîcheur. Enfin apaisé, il condamne son désespoir égoïste, il regarde autour de lui, il trouve des larmes pour les souffrances des autres. Il pleure sur la Malibran, brûlée par le feu intérieur de son âme d'artiste, et il venge, en quelques couplets enflammés, une insulte jetée à sa patrie. ”
