Résumé

Inauguration du monument élevé à Pierre Corneille… (1907)

Le Père de notre théâtre, le Père de notre héroïsme, le noble instigateur des dévouements et des fiertés, le poète du devoir, le poète du sacrifice, le poète de l'honneur, le poète de la Patrie!
Salut à Corneille, au nom de la Maison de Molière dont il fut l'hôte et dont il demeure la gloire ! Salut à Corneille, au nom du grand Molière lui-même, qui lui demanda des vers de tendresse lorsque le douloureux Alceste voulut charmer Psyché par la voix de l'Amour! Salut à Corneille, au nom des générations dont il a, depuis trois cents ans,
fait battre les cœurs et frémir les âmes !
Source : Gallica

Inauguration du monument élevé à Pierre Corneille… (1907)

Qu'il ait sa statue sur cette colline sainte de Paris, sur cette acropole intellectuelle qui depuis sept cents ans a vu se presser, frémissant du désir de chercher le vrai et de goûter le beau, les foules toujours renouvelées des adorateurs de la pensée.
Qu'il ait sa statue sur ce sol consacré aux grands hommes envers qui la Patrie doit se montrer reconnaissante, et que
son image, éternellement, enseigne aux hommes qui passent le culte de ce qui ne passe pas et de ce qui fait que l'homme peut regarder, sans en être humilié ou attristé, le ciel infini.
Source : Gallica

Inauguration du monument élevé à Pierre Corneille… (1907)

Ils le saluent moins bas que le saluera l'avenir. Ce bonhomme si simple est un grand homme incomparable. Il a enrichi la littérature d'impérissables œuvres. Il a ennobli l'humanité.
Aussi bien ce salut que donne à Pierre Corneille l'administrateur de la Comédie, au nom de la Comédie, il le donne aussi au nom de la Société des Auteurs dramatiques, qui l'a prié, qui l'a chargé et ce lui est un honneur d'ajouter son hommage à celui qui est le grand aïeul, le fier ancêtre du théâtre, le don Diègue de la scène française, un don Diègue qui n'a jamais laissé tomber son épée de bataille.
Source : Gallica

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