Résumé

Les débris du Champ-d'asile. Accents des proscrits pendant la captivité de Napoléon… (1821)

O mes amis ! pleurez sur le sort du héros, pleurez... On plutôt je me trompe : cessez d'afficher à mes yeux une nature pusillanime, et faites-vous des coeurs dignes de celui qui vous, forma. Pourquoi l'avilir par des regrets inutiles, puisqu'une page d'infortune manquait à l'histoire de sa vie? Ne semblait-il pas que le génie qui présidait à sa grande ame eût voulu, le faisant marcher d'épreuve en épreuve, lui réserver la plus grande de toutes pour l'instant même où son coeur, accoutumé à de vastes succès, semblait pouvoir la supporter le moins?
Source : Gallica

Les débris du Champ-d'asile. Accents des proscrits pendant la captivité de Napoléon… (1821)

Il fit assez connaître à tous qu'il né s'était pas seulement instruit à être heureux. Ah ! nous ne nous en plaindrions pas, quand une mort prématurée, digne terme de toutes ses vicissitudes, l'arracherait à l'ignominie de faire voir sa constance poussée à bout. Il s'est jusqu'ici montré un héros, mais craignons qu'il ne finisse par se découvrir un homme.
A peine le vieux guerrier achève-t-il ces paroles, qu'un bruit sourd et confus se fait entendre dans les airs.
Source : Gallica

Les débris du Champ-d'asile. Accents des proscrits pendant la captivité de Napoléon… (1821)

De quoi lui servit de compter des rois parmi ses alliés, s'il n'est pas dans sa patrie un seul homme qui ose tout haut s'avouer son serviteur? De quoi lui servit d'apporter la liberté aux peuples lointains qu'il avait conquis, si lui-même il s'étonne d'être dans les chaînes ? De quoi lui servit de pardonner aux monarques après les avoir abattus, si les monarques, sans avoir pu le vaincre, n'ont pas su lui pardonner à leur tour; s'ils l'ont enseveli vivant, comme pour lui apprendre comment il faut en user envers un ennemi ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature