Résumé

Maurice d' Hulst Allocution prononcée dans l'église de Loigny… (1876)

Quand la France prospère n'avait pas besoin du sang de ses enfants, le monde n'avait pas compris le sentiment qui entraînait ces jeunes hommes au service d'une cause auguste et délaissée ; il s'était même trouvé des insulteurs pour jeter aux défenseurs du Pontife menacé ce reproche blasphématoire qui les accusait de mettre leur épée française au service d'un étranger. Comme si le Père des chrétiens pouvait être un étranger pour des fidèles, et comme si les fils de la France n'étaient pas deux fois les enfants de Celui qui chérit dans notre patrie la fille aînée de sa tendresse !
Source : Gallica

Maurice d' Hulst Allocution prononcée dans l'église de Loigny… (1876)

Mais l'avenir réservait à la foi de ces héros une noble vengeance. Le jour vint où, pour croire encore à la France, il fallut regarder plus haut que la terre. Ce jour-là, quand toute gloire était éclipsée, quand toute puissance était abattue, quand l'ombre de la mort semblait couvrir la patrie expirante, ils ont su reconnaître sa face voilée d'humiliations et de douleurs : pour elle ils ont marché à travers une pluie de fer, pour elle ils sont tombés
Source : Gallica

Maurice d' Hulst Allocution prononcée dans l'église de Loigny… (1876)

Aujourd'hui les bienfaits de la paix ont effacé les dernières traces de ces horreurs : plaines et villages ont repris leur aspect accoutumé ; et quand les coeurs qui n'oublient pas veulent célébrer l'anniversaire de ces jours pleins de deuil, mais remplis de gloire, c'est ce sanctuaire qui les attire, car c'est ici seulement que les souvenirs, devenus sacrés, sont assurés de ne pas vieillir.
Source : Gallica

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