Résumé

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Deuxième centenaire de Pierre Corneille célébré à Rouen… (1884)

Mais, après deux cents ans, voici que ta patrie, Qui dispense elle-même aujourd'hui sa faveur, Dans son grand fils, plus cher à sa gloire meurtrie, De l'Idéal invoque et fête le sauveur!
Car si déjà tesvers, par leur saine puissance, Rendirent la noblesse aux lèvres comme au cœur, Aux rires de Thalie enseignant la décence, Aux cris de Melpomène une austère vigueur,
Leur mâle accent encore aujourd'hui nous révèle Ce qui dort d'énergie en notre volonté, Et sait y faire encor palpiter la grande aile De l'héroïsme ancien, vaincu mais indompté !
Source : Gallica

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Deuxième centenaire de Pierre Corneille célébré à Rouen… (1884)

Et maintenant, Messieurs, la gloire de Corneille entre dans son troisième siècle. Elle y peut entrer sans crainte : le passé lui garantit l'avenir. Tant que vivra notre langue, tant que la France conservera le goût des lettres, on ne se lassera pas, soyez-en sûrs, de lire et d'admirer ses ouvrages, et l'on ne se hasarde pas beaucoup en prédisant que, ce siècle écoulé, nos successeurs se rassembleront ici pour célébrer pieusement, comme nous, le troisième centenaire de Corneille.
Source : Gallica

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Deuxième centenaire de Pierre Corneille célébré à Rouen… (1884)

Si la gloire de Corneille est restée debout au milieu de ces ruines, si elle s'est conservée entière jusque dans un monde qui n'est plus le sien, c'est qu'en écrivant pour le théâtre, où d'ordinaire le public fait la loi aux auteurs, où la mode règne en souveraine, il eut le courage de rompre avec le goût de son temps, et courut le risque de déplaire à ses contemporains pour plaire à la postérité.
Source : Gallica

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