Louis-Ernest Crevel de Charlemagne, Éloge de Pierre Corneille, sa vie et ses ouvrages… (1851)
“ Le ciel répand l'effroi, la terreur, le trépas. La foudre gronde, éclate et tombe avec fracas. En ce moment suprême, effleurant la vallée, S'arrête le cortége au pied du mausolée, Et sur l'auguste marbre, environné d'éclairs, L'ombre du grand Corneille apparaît dans les airs ! (Le calme renaît par degrés.) Au tonnerre succède un imposant silence. Un nuage d'azur sur l'ombre se balance. Un zéphir embaumé de légères vapeurs Parfume le vallon d'ambroisie et de fleurs. Tous les nobles héros de leurs mains immortelles Jettent sur le tombeau leurs palmes éternelles. ”
