Résumé

Portrait de Arthur Heulhard Arthur Heulhard Pierre Corneille, 1606-1684, ses dernières années… (1884)

Ils firent une réponse dithyrambique et décidèrent, à l'unanimité, sans égard pour la discrétion du neveu de Corneille, de représenter Rodogune à son profit le lundi 10 du mois, le suppliant en outre d'accepter pour toujours ses entrées au théâtre, d'y choisir sa place et de l'occuper le plus souvent possible. « Un descendant de ce grand homme est en droit de tout exiger de notre reconnaissance, disent-ils; vous ne l'affaiblirez ni ne l'épuiserez jamais: elle est aussi forte, aussi vive et aussi durable que les écrits de votre oncle immortel1. »
Source : Gallica

Portrait de Arthur Heulhard Arthur Heulhard Pierre Corneille, 1606-1684, ses dernières années… (1884)

Il ne répudie ni Sophonisbe, ni Attila, ni Pulchérie, ni Agésilas, ni Bérénice, enveloppant dans la même tendresse paternelle et les enfants de sa jeunesse et ceux de sa vieillesse. Et d'ailleurs, s'il est abandonné par la mode, l'éclat de son nom n'a point pâli. Le ton de l'enthousiasme n'a pas baissé. Lisez les nouvelles, les mémoires, les lettres : il est toujours le grand, le sublime, l'incomparable, l'inimitableCorneille : « Vive notre vieil ami Corneille ! »
Source : Gallica

Portrait de Arthur Heulhard Arthur Heulhard Pierre Corneille, 1606-1684, ses dernières années… (1884)

L'anecdote n'en a pas moins fait son chemin dans le monde; c'est, actuellement, le trait le plus connu de la vie de Corneille, et un de ses historiens 1, mécontent que la scène se passât rue de la Parcheminerie, n'a pas hésité à la placer sur le PontNeuf pour lui donner une publicité plus retentissante.
« Toujours négligé », a dit son neveu Fontenelle, « et peu curieux de son extérieur », Corneille donna toujours l'illusion de la pauvreté par la simplicité de ses habits, dans laquelle des contemporains virent même un signe d'avarice.
Source : Gallica

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