Résumé

Alexandre Fromentin Élisa Verneuil, de la Comédie-Française… (1847)

Le jour fixé pour l'épreuve, on la présenta
chez Talma, et elle y débita les vers de Molière avec une finesse si extraordinaire, une ingénuité si candide, des intentions si pleines de naturel, que le grand tragédien n'hésita pas à se prononcer favorablement sur l'avenir de la petite Élisa.
Mademoiselle Verneuil réunissait, à une intelligence transcendante, tous les charmes de la beauté. L'ovale parfait de sa figuré offrait un délicieux ensemble de lignes d'une élégance exquise, et irréprochables dans leur régularité. Son sourire seul exerçait un prestige auquel on ne résistait pas.
Source : Gallica

Alexandre Fromentin Élisa Verneuil, de la Comédie-Française… (1847)

Les triomphes éclatans obtenus à Bruxelles par mademoiselle Verneuil, la puissance de ses charmes, la grâce de son esprit, et surtout le parfum de bonne compagnie qui s'exhalait de toute sa personne, lui gagnèrent le cœur de plusieurs jeunes gens de famille, parmi lesquels il dépendait d'elle de choisir un époux. Elle aurait pu, au moyen d'une alliance, briller dans le monde élégant, et jouir, comme tant d'autres, des éblouissantes faveurs de la fortune.
Source : Gallica

Alexandre Fromentin Élisa Verneuil, de la Comédie-Française… (1847)

La fatalité, qui semble s'être attachée à tous ses projets, voulut que la première passion de la sensible artiste ne fût pour elle qu'une source amère de déceptions et de chagrins, principe de cette mélancolie qui, toujours, lui montra les choses sous des couleurs plus sombres que celles de la réalité.
A cette époque, la présence de mademoiselle Verneuil avait attiré la foule aux théâtres où son talent se produisait; les recettes y étaient devenues fructueuses, les administrateurs s'en réjouissaient;
on rendait grâce à son talent, qui contribuait tant à cette prospérité.
Source : Gallica

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