Corneille Cantinjou, Les Adieux de Mme Stoltz, sa retraite de l'Opéra… (1847)
“ C'est devant son juge, juge terrible, inexorable, qu'il doit se mettre à l'oeuvre; c'est au jour, à l'heure, à la minute, fixés à l'avance, qu'il doit commander à l'inspiration devenir à lui. Si cette inspiration lui fait défaut, il est perdu; il ne se relèvera jamais de sa chute. Plus d'avenir pour lui, sa carrière est anéantie entièrement. Le public prévenu ne pardonne pas une première chute. Le comédien, ou le chanteur, sait cela, et c'est sous l'empire d'une invincible terreur qu'il se présente à ce public qui tient tout son avenir entre ses mains. ”
