Corneille Cantinjou

Élements biographiques

Corneille Cantinjou Les Adieux de Mme Stoltz, sa retraite de l'Opéra… (1847)

C'est devant son juge, juge terrible, inexorable, qu'il doit se mettre à l'oeuvre; c'est au
jour, à l'heure, à la minute, fixés à l'avance, qu'il doit commander à l'inspiration devenir à lui. Si cette inspiration lui fait défaut, il est perdu; il ne se relèvera jamais de sa chute. Plus d'avenir pour lui, sa carrière est anéantie entièrement. Le public prévenu ne pardonne pas une première chute. Le comédien, ou le chanteur, sait cela, et c'est sous l'empire d'une invincible terreur qu'il se présente à ce public qui tient tout son avenir entre ses mains.
Source : Gallica

Corneille Cantinjou Les Adieux de Mme Stoltz, sa retraite de l'Opéra… (1847)

Le bois de lit recouvert en velours cramoisi, ainsi qu'un coffre à cachemire, une fort jolie petite table et deux chaises chauffeuses; les rideaux du lit, de la croisée et des portières étaient en damas de soie des Indes grenat, et doublés en mousseline; au fond du lit et clans toute sa longueur une glace à bordure d'une belle simplicité, et à la tête, un fort beau Christ en ivoire, sculpté par Jean de Bologne! Oui, un Christ à la tête du lit de Mme Stoltz, premier sujet de l'académie royale de musique ! Et pourquoi pas ? Une artiste ne peut-elle pas avoir aussi de la religion !
Source : Gallica

Corneille Cantinjou Les Adieux de Mme Stoltz, sa retraite de l'Opéra… (1847)

Je me garde bien d'interpréter les intentions de Mme Stoltz, et ne veux pas surtout donner des armes à ses détracteurs, dont le dépit s'augmente de toute la force des regrets du public; mais est-il possible de ne pas espérer de la revoir en présence de tant de sympathies et d'admiration d'une part, et d'un talent si magique qui subjugue et transporte avec tant de puissance, et qui s'impose à la foule parce qu'il est sublime et comme inspiré, d'autre part?
Source : Gallica

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