Résumé

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale - 14 janvier 1868

Question que tout le monde s’adresse, et qui, selon moi, condamne l’édifice. Un monument, temple, palais, salle de spectacle, n’est pas un tableau où doive percer l’individualité de l’artiste. Obéir au goût du moment, consulter la mode, ce n’est point d’un architecte. Et quel goût celui de l’heure où nous vivons, quelle mode et quel style! Un monument ne représente rien, sinon de belles formes exprimant noblement une idée architecturale.
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Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale - 14 janvier 1868

On connaît cet oiseau mignon de la machine pneumatique qui, dans les cours de physique, arrache par sa mort tant de larmes de pitié à la partie féminine de l’auditoire. Au Théâtre-Italien, c’est juste l’inverse. L’aimable oiseau fait le vide sur la scène, le vide absolu ; mais il n’en meurt pas, bien au contraire, et n’en dégoise que mieux sa ritournelle.
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Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale - 14 janvier 1868

Ce Bach, que les gens de 1718 trouvaient trop profond, ce Beethoven, trop haut pour ses contemporains, nous les avons abordés, mesurés; la profondeur de l’un pas plus que la sublimité de l’autre ne nous épouvante. Et ce n’est point seulement tel prélude du vieux Bach qui nous charme, l’œuvre entière nous attire, nous intéresse; quant à Beethoven, il nous passionne, on ne l’entend jamais assez, point de fête sans lui.
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