“ HERNANI, DOÑA SOL.Hernani considère avec un regard froid et comme inattentif l’écrin nuptial placé sur la table ; puis il hoche la tête, et ses yeux s’allument.Hernani. Je vous fais compliment ! Plus que je ne puis dire La parure me charme et m’enchante, et j’admire !Il s’approche de l’écrin. La bague est de bon goût, — la couronne me plaît, — Le collier est d’un beau travail, — le bracelet Est rare, — mais cent fois, cent fois moins que la femme Qui sous un front si pur cache ce cœur infâme !Examinant de nouveau le coffret. Et qu’avez-vous donné pour tout cela ? — Fort bien ! ”
Hernani
Définition et enjeux
Le thème de Hernani, tiré de la pièce de Victor Hugo, incarne un mélange de passion, de conflit intérieur et de destin tragique. Hugo y explore les tensions entre amour et honneur, comme en témoignent les échanges entre Hernani et Doña Sol.
Edmond Rostand, dans Un soir à Hernani, réfléchit sur l'identité et le souvenir, tandis que Théophile Gautier met en valeur la jeunesse exaltée et la puissance lyrique de l'œuvre. Ce thème, ancré dans le romantisme, résonne à travers des interprétations diverses, illustrant la pérennité de l'œuvre dans la littérature française.
Citations sur “Hernani”
Edmond Rostand,
Un soir à Hernani
“ Aucun éclair n'a lui dans la ruelle noire;Nul n'a senti tomber cette graine de gloire;Et lui-même l'enfant n'est pas resté songeur.On se bouscule, on crie, on jure; un voyageurChante... Et le germe obscur descend au fond de l'âme.«C'est Hernani, tu vois», a murmuré MadameLa générale Hugo, d'une distraite voix.Et l'enfant regardait. «C'est Hernani, tu vois»,Dit cette mère. Et tout, pendant cette minute,Tout, Don Ruy, Don Carlos, le grand vers dont la flûteSoupire, le bandit, l'amour, le collier d'or,La bataille de mil-huit-cent-trente, le cor,Mademoiselle Mars, la salle qui trépide. ”
“ Le roi se retourne, et voit Hernani immobile derrière lui, dans l’ombre, les bras croisés, sous le long manteau qui l’enveloppe, et le large bord de son chapeau relevé. Doña Sol pousse un cri, court à lui et l’entoure de ses bras. ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Que vous êtes bon pour une pauvre femme, Hernani de mon cœur ! Hernani. Hernani de mon cœur !Quel est ce nom, madame ? Ah ! ne me nomme plus de ce nom, par pitié ! Tu me fais souvenir que j’ai tout oublié ! Je sais qu’il existait autrefois, dans un rêve, Un Hernani dont l’œil avait l’éclair du glaive, Un homme de la nuit et des monts, un proscrit, Sur qui le mot vengeance était partout écrit, Un malheureux traînant après lui l’anathème ! Mais je ne connais pas ce Hernani. — Moi, j’aime Les prés, les fleurs, le bois le chant du rossignol. Je suis Jean d’Aragon, mari de doña Sol ! ”
Edmond Rostand,
Un soir à Hernani
“ Hernani n’a pas su qu’il était Hernani ! Le paysan, toujours immobile, s’étonne ; Sa gravité, devant mon trouble, l’abandonne ; Il regarde ce fou qui tremble et s’attendrit Quand on lui dit le nom d’un village ”
Edmond Rostand,
Un soir à Hernani
“ Que rythme un claquement de fouet, Madame Hugo Sort du carrosse vert dont l’attelage souffle, Et, prenant dans ses bras l’enfant qu’elle emmitoufle, Distraite, d’une voix qui sommeille à demi, Lui dit légèrement : « Tu vois, c’est Hernani. » Aucun éclair n’a lui dans la ruelle noire ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Hernani Si vous avez froid.Moi ! je brûle près de toi ! Ah ! quand l’amour jaloux bouillonne dans nos têtes, Quand notre cœur se gonfle et s’emplit de tempêtes, Qu’importe ce que peut un nuage des airs Nous jeter en passant de tempête et d’éclairs ! Doña Sol, lui défaisant son manteau. Allons ! donnez la cape, — et l’épée avec elle. Hernani, la main sur son épée. Non. C’est une autre amie, innocente et fidèle. — Doña Sol, le vieux duc, votre futur époux, Votre oncle, est donc absent ? Doña Sol Votre oncle, est donc absent ?Oui, cette heure est à nous. Hernani Cette heure ! ”
“ Hernani. Dieu ! laisser mes amis ! que dis-tu ? Tumulte et cris.Doña Sol. Dieu ! laisser mes amis ! que dis-tu ? Ces clameurs Me brisent. Retenant Hernani. Me brisent.Souviens-toi que si tu meurs, je meurs ! Hernani, la tenant embrassée. Un baiser ! Doña Sol. Un baiser ! Mon époux ! mon Hernani ! mon maître ! Hernani, la baisant au front. Hélas ! c’est le premier ! Doña Sol. Hélas ! c’est le premier ! C’est le dernier peut-être. Il part. Elle tombe sur le banc. ACTE TROISIÈMELE VIEILLARD LE CHÂTEAU DE SILVA Dans les montagnes d’Aragon. ”
Théophile Gautier,
Histoire du romantisme
“ Le mérite principal d'Hernani, c'est la jeunesse: on y respire d'un bout à l'autre une odeur de sève printanière et de nouveau feuillage d'un charme inexprimable; toutes les qualités et tous les défauts en sont jeunes: passion idéale, amour chaste et profond, dévouement héroïque, fidélité au point d'honneur, effervescence lyrique, agrandissement des proportions naturelles, exagération de force; c'est un des plus beaux rêves dramatiques que puisse accomplir un grand poète de vingt-cinq ans. ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Nous partirons demain. Hernani, n’allez pas sur mon audace étrange Me blâmer. Êtes-vous mon démon ou mon ange ? Je ne sais, mais je suis votre esclave. Écoutez. Allez où vous voudrez, j’irai. Restez, partez, Je suis à vous. Pourquoi fais-je ainsi ? Je l’ignore. J’ai besoin de vous voir, et de vous voir encore Et de vous voir toujours. Quand le bruit de vos pas S’efface, alors je crois que mon cœur ne bat pas, Vous me manquez, je suis absente de moi-même ; Mais dès qu’enfin ce pas que j’attends et que j’aime Vient frapper mon oreille, alors il me souvient Que je vis, et je sens mon âme qui revient ! ”
“ Hernani. Non ! Don Ruy Gomez. Non !Réfléchis, enfant ! Hernani. Non ! Réfléchis, enfant !Duc ! laisse-moi ma proie. Don Ruy Gomez. Eh bien ! maudit sois-tu de m’ôter cette joie ! Il remet le cor à sa ceinture.Premier conjuré, à Hernani. Frère ! avant qu’on ait pu l’élire, il serait bien D’attendre dès ce soir Carlos... Hernani. D’attendre dès ce soir Carlos...Ne craignez rien ! Je sais comment on pousse un homme dans la tombe. Premier conjuré. Que toute trahison sur le traître retombe, Et Dieu soit avec vous ! — Nous, comtes et barons, S’il périt sans tuer, continuons ! ”
“ Hernani. Non ! Le Duc de Gotha. Non !Ton bras porterait un coup moins affermi, Vieillard ! Don Ruy Gomez Vieillard !Arrière, vous ! sinon le bras, j’ai l’âme. Aux rouilles du fourreau ne jugez point la lame. À Hernani. Tu m’appartiens ! Hernani. Tu m’appartiens !Ma vie à vous ! la sienne à moi. Don Ruy Gomez, tirant le cor de sa ceinture. Eh bien, écoute, ami. Je te rends ce cor. Hernani, ébranlé. Eh bien, écoute, ami. Je te rends ce cor.Quoi ! La vie ? — Eh, que m’importe ? Ah ! je tiens ma vengeance ! ”
Théophile Gautier,
Histoire du romantisme
“ Bien des années s’étaient écoulées déjà depuis les belles soirées d’Hernani, où toute la jeunesse semblait se ruer d’un seul élan vers l’avenir, ivre d’enthousiasme et de poésie, comptant cueillir à son tour pour elle les palmes qu’elle disputait pour un autre. ”
Théophile Gautier,
Histoire du romantisme
“ Outre sa valeur poétique, Hernani est un curieux monument d'histoire littéraire. Jamais œuvre dramatique n'a soulevé une plus vive rumeur; jamais on n'a fait tant de bruit autour d'une pièce. Hernani était le champ de bataille où se colletaient et luttaient avec un acharnement sans pareil et toute l'ardeur passionnée des haines littéraires les champions romantiques et les athlètes classiques; chaque vers était pris et repris d'assaut. Un soir, les romantiques perdaient une tirade ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Vous frapperez trois coups.Savez-vous qui je suis, Maintenant ? Doña Sol. Maintenant ?Monseigneur, qu’importe ? Je vous suis. Hernani. Non, puisque vous voulez me suivre, faible femme, Il faut que vous sachiez quel nom, quel rang, quelle âme, Quel destin est caché dans le pâtre Hernani. Vous vouliez d’un brigand, voulez-vous d’un banni ? ”
“ Seigneur Hernani, ce n’est pas vous ! — Main-forte ! Au feu ! Don Carlos, lui saisissant le bras. Au feu !Deux mots de plus, duègne, vous êtes morte ! Il la regarde fixement. Elle se tait effrayée. Suis-je chez doña Sol ? fiancée au vieux duc De Pastraña, son oncle, un bon seigneur, caduc, Vénérable et jaloux ? dites ! La belle adore Un cavalier sans barbe et sans moustache encore, Et reçoit tous les soirs, malgré les envieux, Le jeune amant sans barbe à la barbe du vieux. ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Le masque. Que prends-tu ? Hernani. Que prends-tu ?Le poison. Le masque. Que prends-tu ? Le poison.Bien ! – Donne-moi ta main. Il présente une fiole à Hernani, qui la reçoit en pâlissant. Bois, – pour que je finisse. Hernani approche la fiole de ses lèvres, puis recule.Hernani. Bois, – pour que je finisse.Oh ! par pitié, demain ! – — Oh ! S’il te reste un cœur, duc, ou du moins une âme, Si tu n’es pas un spectre échappé de la flamme, Un mort damné, fantôme ou démon désormais, Si Dieu n’a point encor mis sur ton front : jamais ! ”
“ Hernani, aux valets. Par pitié ! Hernani ! mille carolus d’or ! Don Ruy Gomez. C’est le démon ! Hernani, à un jeune homme. C’est le démon.Viens, toi ; tu gagneras la somme. Riche alors, de valet tu redeviendras homme.Aux valets qui restent immobiles. Vous aussi, vous tremblez ! ai-je assez de malheur ! Don Ruy Gomez. Frère, à toucher ta tête ils risqueraient la leur. Fusses-tu Hernani, fusses-tu cent fois pire, Pour ta vie au lieu d’or offrît-on un empire, Mon hôte ! ”
Maurice Albert,
La littérature française sous la Révolution…
(1891)
“ Ce n'est pas à lui cependant qu'allèrent les hurlements d'enthousiasme des Romantiques chevelus et jeunes : c'est vers Hernani. Pourquoi? Parce que Hernani est jeune comme eux ; parce qu'il a pour rival un vieux, comme ils ont eux-mêmes pour ennemis ces vieux Classiques, ces académiciens dont ils raillent les crânes chauves et dont ils envoient les genoux à la guillotine; parce que ce jeune, qui a pour autre rival un roi, « un mauvais roi », comme dit Doña Sol, est un bandit ; parce qu'il s'est appelé René, Lara, qu'il est cousin des Souliotes, des Klephtes, si célèbres alors ”
“ Hernani, regardant doña Sol avec amour et la tenant embrassée. Ce n’est pas ma noblesse.Oh ! ma haine s’en va ! Il jette son poignard.Don Ruy Gomez, à part, les regardant tous deux. Éclaterai-je ? oh ! non ! Fol amour ! douleur folle ! Tu leur ferais pitié, vieille tête espagnole ! Vieillard, brûle sans flamme, aime et souffre en secret, Laisse ronger ton cœur. Pas un cri. L’on rirait. Doña Sol, dans les bras d’Hernani. Ô mon duc ! Hernani. Ô mon duc !Je n’ai plus que de l’amour dans l’âme. Doña Sol. Ô bonheur ! Don Carlos, à part, la main dans sa poitrine. ”
“ Le seul article que je puisse faire sur Hernani, c’est mon livre des Consolations qui paraîtra dans quatre ou cinq jours. Acceptez-le comme expiation, comme excuse de ce que je vous refuse aujourd’hui. Cette comparaison de Napoléon me revient ; oui, je crois que, comme lui, vous tentez une entreprise impossible, en ce sens que tout l’Empire était en lui et que tout l’art (dramatique) sera en vous. Vous aurez Austerlitz, Iéna ; peut-être même qu’Hernani est déjà Austerlitz ; mais quand vous serez à bout, l’art retombera ; votre héritage sera vacant ”
“ Hernani, cherchant à l’attirer dans ses bras. Enfin !Cher amour ! Doña Sol, rougissant et reculant. Enfin ! Cher amour !C’est... qu’il est tard, ce me semble. Hernani. Ange ! il est toujours tard pour être seuls ensemble. Doña Sol. Ce bruit me fatiguait. N’est-ce pas, cher seigneur, Que toute cette joie étourdit le bonheur ? Hernani. Tu dis vrai. Le bonheur, amie, est chose grave. Il veut des cœurs de bronze et lentement s’y grave. Le plaisir l’effarouche en lui jetant des fleurs. Son sourire est moins près du rire que des pleurs. ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Hernani. Grand Dieu !C’est un démon redoutable, te dis-je, Que le mien. Mon bonheur ! voilà le seul prodige Qui lui soit impossible. Et toi, c’est le bonheur ! Tu n’es donc pas pour moi, cherche un autre seigneur, Va, si jamais le ciel à mon sort qu’il renie Souriait... n’y crois pas ! ce serait ironie ! Épouse le duc ! Doña Sol. Épouse le duc !Donc ce n’était pas assez ! Vous aviez déchiré mon cœur, vous le brisez ! Ah ! Vous ne m’aimez plus ! Hernani. Ah ! Vous ne m’aimez plus !Oh ! Mon cœur et mon âme, C’est toi ! L’ardent foyer d’où me vient toute flamme, C’est toi ! ”
“ DON RUY GOMEZ, HERNANI.Don Ruy Gomez. Sors.Hernani paraît à la porte de la cachette. Don Ruy lui montre les deux épées sur la table. Sors.Choisis. Don Carlos est hors de la maison, Il s’agit maintenant de me rendre raison. Choisis, et faisons vite. — Allons donc, ta main tremble ! Hernani. Un duel ! Nous ne pouvons, vieillard, combattre ensemble. Don Ruy Gomez. Pourquoi donc ? As-tu peur ? N’es-tu point noble ? Enfer ! Noble ou non, pour croiser le fer avec le fer, Tout homme qui m’outrage est assez gentilhomme ! ”
Edmond Rostand,
Un soir à Hernani
“ Hernani ! Hernani ! Je frissonne... Oh ! comme il a, ce rustre, Dit ce nom sans savoir que ce nom est illustre ! La Victoire pour lui n’habite pas ce nom ! Est-ce que les beaux vers font pousser l’herbe ? ”
“ Le duc d’Alcala les entoure de étroitement de gardes.Doña Sol, à part. Le reste...Il est sauvé ! Hernani, sortant du groupe des conjurés. Le reste... Il est sauvé ! Je prétends qu’on me compte ! À don Carlos. Puisqu’il s’agit de hache ici, que Hernani, Pâtre obscur, sous tes pieds passerait impuni, Puisque son front n’est plus au niveau de ton glaive, Puisqu’il faut être grand pour mourir, je me lève. ”
Victor Hugo,
Hernani
(1830)
“ Hernani. Mon père ! Mon père !... – Ah ! j’en perdrai la raison ! Le masque. Non, ce n’est qu’un parjure et qu’une trahison. Hernani. Duc ! Le masque. Duc !Puisque les aînés des maisons espagnoles Se font jeu maintenant de fausser leurs paroles, Adieu ! Il fait un pas pour sortir.Hernani. Adieu !Ne t’en va pas. Le masque. Adieu ! Ne t’en va pas.Alors... Hernani. Adieu ! Ne t’en va pas. Alors...Vieillard cruel ! Il prend la fiole. Revenir sur mes pas à la porte du ciel ! Rentre doña Sol, sans voir le masque, qui est debout, au fond. Scène VI. LES MÊMES, DOÑA SOL. Doña Sol. ”
“ J’aime mieux avec lui, mon Hernani, mon roi, Vivre errante, en dehors du monde et de la loi, Ayant faim, ayant soif, fuyant toute l’année, Partageant jour à jour sa pauvre destinée, Abandon, guerre, exil, deuil, misère et terreur, Que d’être impératrice avec un empereur ! Don Carlos. Que cet homme est heureux ! Doña Sol. Que cet homme est heureux ! Quoi ! pauvre, proscrit même ! Don Carlos. Qu’il fait bien d’être pauvre et proscrit, puisqu’on l’aime ! Moi je suis seul ! Un ange accompagne ses pas ! ”
“ Frappe comme un romain, meure comme un hébreu ! Il faut qu’il brave roue et tenailles mordantes, Qu’il chante aux chevalets, rie aux lampes ardentes, Enfin que pour tuer et mourir, résigné, Il fasse tout ! Il tire un des parchemins de l’urne.Tous. Il fasse tout !Quel nom ? Premier conjuré, à haute voix. Il fasse tout ! Quel nom ?Hernani. Hernani, sortant de la foule des conjurés. Il fasse tout ! Quel nom ? Hernani.J’ai gagné ! ”
“ Je vous dis que je suis le proscrit, le rebelle, Hernani ! Don Ruy Gomez. Hernani ! Taisez-vous ! Hernani. Hernani ! Taisez-vous ! Hernani ! Doña Sol, d’une voix éteinte, à son oreille. Hernani ! Taisez-vous ! Hernani ! Oh ! tais-toi ! Hernani., se détournant à demi vers doña Sol. On se marie ici ! Je veux en être, moi ! Mon épousée aussi m’attend.Au duc. Mon épousée aussi m’attend.Elle est moins belle Que la vôtre, seigneur, mais n’est pas moins fidèle. C’est la mort !Aux valets. C’est la mort ! Nul de vous ne fait un pas encor ? ”
Théophile Gautier,
Histoire du romantisme
“ Aussi n’est-il pas de petites infamies et même de grandes que ne se permettent, en pareil cas, sans le moindre scrupule de conscience, les plus honnêtes gens du monde. On ne pouvait cependant pas, quelque brave qu’il fût, laisser Hernani se débattre tout seul contre un parterre mal disposé et tumultueux, contre des loges plus calmes en apparence mais non moins dangereuses dans leur hostilité polie, et dont le ricanement bourdonne si importun au-dessous du sifflet plus franc, du moins, dans son attaque. ”
