Maurice Albert,
La littérature française sous la Révolution…
(1891)
“ La première, l'unique peut-être, celle du moins d'où toutes les autres découlent, la voici : le théâtre est un divertissement social ; telle société, tel théâtre. Le XIXe siècle devait vouloir une littérature dramatique conforme à ses goûts, à son esprit, et, comme on disait autrefois, à son génie ; il l'a voulue et il l'a eue. Le poète dramatique n'est pas un auteur qui s'isole de ses contemporains, qui caresse à loisir, dans le silence et la solitude, une oeuvre chère, faite pour les délicats, pour une élite; il veut plaire à tous, il veut emporter un succès immédiat, éclatant, lucratif. ”

