Alfred de Vigny

Définition et enjeux

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny Cinq-Mars

Le Grand-Écuyer était couvert de sa cuirasse, armé, et chaussé de larges bottes. Un énorme pistolet était posé sur sa table, entre deux flambeaux, avec sa mèche allumée; une montre pesante dans sa boîte de cuivre devant le pistolet. De Thou, couvert d’un manteau noir, se tenait immobile, les bras croisés; Cinq-Mars se promenait, les bras derrière le dos, regardant de temps à autre l’aiguille trop lente à son gré; il entr’ouvrit sa tente et regarda le ciel, puis revint:
—Je ne vois pas mon étoile en haut, dit-il, mais n’importe! elle est là, dans mon cœur.
—Le temps est sombre, dit de Thou.
Source : Gutenberg

Portrait de Anatole France Anatole France Alfred de Vigny : étude (1868)

A. DE LAMARTINE.
Le comte Alfred de Vigny, à partir de 1835, garda le silence. Il se retira « dans sa tour d'ivoire, » et là, sur le plus haut degré, l'œil baigné de ciel, il continuait son œuvre ; il écrivait les Destinées, poëmes philosophiques plus graves peut-être encore, plus sévères que les poèmes antiques et modernes. Le penseur a mûri, il est dans toute la force de sa virilité stoïque, et le poète n'est ni desséché ni refroidi, seulement il a revêtu la sombre parure des jours
Source : Gallica

Ernest Dupuy La jeunesse et la famille d’Alfred de Vigny…

Mais ce père si fin, si tendre, si enjoué, si digne de respect, Alfred de Vigny ne devait pas le garder bien longtemps. Lorsqu’il eut la douleur de le perdre, il était encore un tout jeune homme, un officier imberbe, non « de dix-sept ans, » selon l’expression du Journal d’un poète, mais de dix-neuf ans au moins, et, d’autre part, ce n’est pas à « soixante-quatorze ans, » c’est à soixante-dix-neuf, peut-être à quatre-vingts, que mourut Léon de Vigny, l’ex-chevalier d’Émerville.
Source : Wikisource

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