Gerbert Brunon, Alfred de Vigny : esquisse littéraire (1869)
“ Peu de mémoires, au XIXe siècle, sont aussi pures que celle de cet homme de bien , de ce loyal gentilhomme, qui fut sans haine et sans reproches : sans doute, des noms ont retenti plus bruyamment, ont été entourés d'une plus éclatante célébrité ; mais aucun n'éveille en l'âme d'aussi belles pensées , n'agite le cœur d'aussi douces émotions. Le poète d'Eloa, le confident de Stello, le penseur des Destinées, a chanté l'amour, la pitié, la tolérance et le pardon , a grandi la dignité humaine , a célébré avec de virils accents la religion de l'honneur : tels sont ses titres à la gloire. ”
