Alfred de Vigny,
Journal d'un poète
(1867)
“ Il était de M. Rolle, homme d'un esprit rare et des plus étendus. UN POEME A FAIRE. – Vous, mère jeune et belle, qui me disiez en me serrant la main : « Celui-là, je ne le nourrirai pas, » vous pensiez à ce que seraient pour lui les hommes qui vous survivraient et devaient vivre autour de lui et le juger. L'âme d'un poëte est une mère aussi et doit aimer son oeuvre pour sa beauté, pour la volupté de la conception et le souvenir de cette volupté, et, pensant à son avenir, s'écrier : « Je l'ai fait pour toi, Postérité ! » ”
