Résumé

Albert Soubies Soixante-neuf ans à l'Opéra-comique en deux pages… (1894)

La carrière d'Auber fut longue ; celle d'Hérold fut brève, mais elle lui suffit pour donner, avec ses deux grands ouvrages, la mesure de son rare talent. En se maintenant, intentionnellement, dans les limites d'un art accessible, en évitant tout ce qui pouvait prêter à son œuvre un aspect laborieux, Hérold fit preuve d'un savoir musical étendu, d'une aptitude fortifiée par l'étude patiente et la réflexion aiguisée.
Mélodiste original et puissant, il joint à une harmonie constamment ingénieuse une extrême habileté à se servir de l'élément rythmique.
Source : Gallica

Albert Soubies Soixante-neuf ans à l'Opéra-comique en deux pages… (1894)

Fromental Halévy est un musicien aux visées plus hautes et l'on peut regretter qu'un effort si vaillant, si obstiné, ne lui ait pas assuré, dans la tradition artistique, une place moins contestée. Sa rare qualité d'esprit, sa remarquable culture générale, dont quelques-uns de ses écrits, en excellente prose, portent visiblement la marque, se font sentir aussi dans sa musique où, avec un peu d'attention, on discerne aisément la présence d'une pensée active, toujours en éveil. A l'Opéra,
il a laissé, indépendamment de la Juive, tout un répertoire peut-être trop promptement abandonné
Source : Gallica

Albert Soubies Soixante-neuf ans à l'Opéra-comique en deux pages… (1894)

L'un, tout bien considéré, se rattache plutôt à l'école d'Auber, et l'autre à celle d'Hérold. Les qualités qu'Adam a déployées dans Giselle furent rarement celles qu'il mit en œuvre à l'Opéra-Comique. Moins mondain qu'Auber, moins varié aussi, et confiné dans un genre plus étroitement limité, il se montra du moins un artiste instruit et adroit, exempt de prétentions vaines, et s'abandonnant, sans contrainte, au courant de son entrain et de sa bonne humeur. Dans ce qu'il produit on ne sent nulle affectation, nul placage plus ou moins gauche.
Source : Gallica

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